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Wayve vise les voitures Mercedes sous deux ans, selon Alex Kendall

Wayve prévoit d'intégrer son IA de conduite autonome dans les voitures particulières Mercedes-Benz dans les deux prochaines années, sans date précise, selon son cofondateur et CEO Alex Kendall. Il s'exprimait à Amsterdam au lendemain d'un partenariat mondial avec le constructeur allemand.

4 min de lectureMis à jour il y a 12 h
Alex Kendall, cofondateur et CEO de Wayve, à HumanX à Amsterdam, le 23 septembre 2026
Crédit image : ALX MEDIA / HumanX
Dans cet article
  1. Wayve annonce une intégration dans les Mercedes d'ici deux ans
  2. Un service de robotaxi à Londres, puis Tokyo
  3. Kendall relativise le « moment ChatGPT » de l'IA physique

Wayve annonce une intégration dans les Mercedes d'ici deux ans

L'IA de conduite autonome de Wayve équipera les voitures particulières de Mercedes-Benz dans un délai de deux ans, a déclaré le cofondateur et CEO de l'entreprise, Alex Kendall, lors de la conférence HumanX à Amsterdam, selon The Next Web. Il n'a pas avancé de date exacte. Cette annonce intervient au lendemain de la signature d'un partenariat mondial entre Wayve et le constructeur allemand.

Mercedes devient ainsi le troisième constructeur du top 10 à intégrer le logiciel de Wayve à ses plans de production en neuf mois, après Nissan et Stellantis.

Des prototypes filmés à Londres, Stuttgart et San Francisco

Wayve a diffusé des vidéos de voitures prototypes équipées du matériel de production de Mercedes, circulant à Londres, Stuttgart et San Francisco. Le système tourne désormais sur de petits ordinateurs à faible puissance de calcul et s'appuie sur les caméras et les radars présents dans les véhicules de série, a précisé Alex Kendall.

Le travail porte à présent sur l'intégration en production, a-t-il ajouté : latence, objectifs de sécurité et compatibilité du logiciel avec l'ensemble des composants du véhicule. Il devait se rendre à Stuttgart le jeudi suivant pour rencontrer l'équipe Mercedes.

« L'écart entre une démonstration d'IA physique et un véritable produit de production est immense », a-t-il déclaré.

Un service de robotaxi à Londres, puis Tokyo

Le partenariat avec Mercedes fait suite au service de robotaxi supervisé lancé par Wayve à Londres avec Uber. Alex Kendall a indiqué qu'un service similaire serait déployé à Tokyo avant la fin de l'année. À Londres, chaque véhicule embarque un conducteur de sécurité ; le service n'a pas emprunté la procédure britannique d'autorisation des véhicules sans conducteur.

Wayve entraîne un modèle de fondation unique en apprentissage profond de bout en bout, qu'elle licencie ensuite à des constructeurs et à des opérateurs de flottes. Ce modèle a roulé dans plus de 500 villes, selon son dirigeant, qui l'oppose à Tesla : le constructeur américain fabrique ses propres voitures et représente environ 1 % du marché automobile, a-t-il souligné.

« Nous voulons proposer cela à tous les autres véhicules qui existent », a-t-il affirmé.

Les constructeurs gardent la main sur capteurs et style de conduite

Les constructeurs choisissent leurs capteurs, leurs ordinateurs et leur design. Ils peuvent aussi définir le style de conduite du véhicule, par exemple la force du freinage, en donnant des instructions au modèle, a expliqué Alex Kendall. En retour, les partenaires partagent leurs données de conduite, que Wayve utilise pour entraîner son système à une échelle qu'aucune entreprise seule ne pourrait atteindre.

Le dirigeant a listé les difficultés qui subsistent. Les produits physiques exigent un cycle de conception, de fabrication et de déploiement qu'il qualifie de largement incompressible. Wayve s'appuie sur Gaia, son modèle du monde, pour simuler des scènes de conduite complexes. Le système doit aussi gérer ce qu'il n'a jamais vu : routes au nord du cercle arctique en Suède, rues inondées ou panneaux inconnus dans le Japon rural.

Kendall relativise le « moment ChatGPT » de l'IA physique

La modératrice Sharon Goldman, de Ground Level AI, a évoqué une déclaration du CEO de Nvidia, Jensen Huang, qui affirmait au printemps que l'IA physique avait atteint son « moment ChatGPT ». Alex Kendall a répondu que ce n'était pas encore le cas, car cent millions de personnes n'utilisent pas aujourd'hui d'IA physique.

Il anticipe des usages professionnels avant les usages grand public, et la mobilité avant les bras robotisés. Les robots capables de manipuler des objets en sont au stade de la démonstration, selon lui : ils fonctionnent entre 20 % et 50 % du temps sur du matériel prototype sur mesure, soit la situation de la conduite autonome il y a cinq ans.

Il a également indiqué qu'il existe moins de 10 000 robotaxis dans le monde, contre environ 100 millions de voitures vendues chaque année. Il a aussi mentionné des règles techniques des Nations unies adoptées plus tôt dans l'année, qui autorisent l'autonomie dans les véhicules particuliers à l'échelle mondiale.

L'objectif de Wayve n'a pas changé depuis 2017, a rappelé Alex Kendall : un système généraliste de niveau 5, capable d'assumer la responsabilité de la conduite partout, sur n'importe quel véhicule, avec 1 000 $ de matériel.

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