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Rise of Fearless lève 1 M$ auprès d'Epic Edges Capital

Le jeu mobile battle royale Rise of Fearless, inspiré de la bataille d'Adwa de 1896, a obtenu 1 M$ d'Epic Edges Capital via un accord SAFE, selon TechCabal. Ce financement doit financer le développement, l'infrastructure et le marketing, avec un objectif de 100 000 joueurs actifs en un an.

4 min de lectureMis à jour il y a 5 minutes
Kanessa Muluneh, fondatrice de Rise of Fearless, jeu battle royale inspiré de la bataille d'Adwa de 1896 en Éthiopie.
Crédit image : Rise of Fearless
Dans cet article
  1. Un financement de 1 M$ via un accord SAFE
  2. Des jalons de performance à tenir en un an
  3. Près de 2,8 M$ investis sur fonds propres
  4. Quatre partenaires internationaux pour structurer la franchise
  5. Un marché africain du jeu à 1,98 Md$ en 2026

Un financement de 1 M$ via un accord SAFE

Rise of Fearless, jeu mobile battle royale africain, a levé 1 M$ auprès d'Epic Edges Capital, société d'investissement basée à Dubaï, selon TechCabal. L'opération prend la forme d'un Simple Agreement for Future Equity (SAFE) et vise à élargir l'audience du jeu tout en construisant une franchise commercialement viable.

Les fonds serviront au développement du jeu, à l'infrastructure, au marketing et à l'animation de la communauté. Ils doivent aussi permettre d'intégrer des dirigeants et développeurs expérimentés du secteur international du jeu vidéo.

Des jalons de performance à tenir en un an

D'après Kanessa Muluneh, fondatrice du projet, Rise of Fearless dispose d'un an pour atteindre les objectifs de performance convenus. Ceux-ci incluent 100 000 joueurs actifs et des améliorations techniques substantielles du jeu. L'entreprise n'a pas communiqué sa valorisation ni les modalités précises de la conversion en actions pour Epic Edges.

Lancé en 2025, le jeu free-to-play s'inspire de la bataille d'Adwa, victoire éthiopienne de 1896. Disponible sur le Google Play Store et l'App Store, il a dépassé 15 000 téléchargements cumulés, avec des communautés de joueurs principalement au Nigeria, en Éthiopie et en Afrique du Sud.

« Lancer un jeu n'est vraiment pas le plus difficile », a déclaré la fondatrice. « Mais le passer à l'échelle et le frotter à la concurrence, c'est clairement quelque chose que j'ai sous-estimé. »

Près de 2,8 M$ investis sur fonds propres

Muluneh indique avoir financé elle-même l'essentiel du développement. Elle estime à près de 2,8 M$ les sommes consacrées à la création et à la promotion du jeu, qui ne génère pour l'instant des revenus que par la publicité.

« Comme j'ai dû faire auditer les comptes pour l'investissement, j'ai dû calculer combien je dépensais au mois et à l'année sur ce jeu, et on est arrivés près de 2,8 M$ », explique-t-elle. Une partie de ces coûts provient d'erreurs de jeunesse, notamment des changements d'équipes de développement et des difficultés à sécuriser la propriété de certains actifs.

Un précédent accord de 700 000 $, annoncé en septembre 2025 auprès d'un investisseur privé non identifié, n'a jamais été déployé et a finalement été abandonné après des désaccords sur ses termes.

Quatre partenaires internationaux pour structurer la franchise

Rise of Fearless s'appuie désormais sur quatre acteurs internationaux. Miniboss Solutions, cabinet de conseil spécialisé dans l'édition et le marketing, est dirigé par Adam Krause, passé par Ubisoft, 2K/Take-Two et Capcom, et par TJ Consunji, ex-PlayStation et Krafton. Trick Question Studios, société de développement de propriété intellectuelle, est piloté par TQ Jefferson, ancien de Marvel, Disney et Pixar, et prendra en charge la stratégie de franchise et la direction créative.

IDG Intelligence, cabinet d'études et de conseil sur l'industrie du jeu, apportera recherche de marché, analyse de données et expertise en stratégie d'investissement sous la direction de son président-directeur général Yoshio Osaki. Spectra Entertainment, spécialisé dans l'art, l'art technique et la production de qualité AAA, contribuera à l'expertise technique.

« Le savoir est le plus grand atout aujourd'hui. Le savoir et l'accès », affirme Muluneh, qui veut inverser la fuite des cerveaux : « Cette fois, on fait l'inverse, on amène le savoir sur le continent pour construire ici. »

Un marché africain du jeu à 1,98 Md$ en 2026

Cette levée intervient dans un contexte d'intérêt croissant des investisseurs pour le jeu vidéo africain. Selon un rapport de la startup Carry1st et du cabinet Newzoo, le marché africain du jeu devrait générer 1,98 Md$ de revenus en 2026, dont près de 82 % sur mobile, avec environ 406 millions de joueurs attendus.

En octobre, Vatar, à l'origine du jeu navigateur nigérian Lagos Life, a levé 500 000 $ en amorçage auprès de business angels sur une valorisation de 10 M$, une semaine après son lancement. La société chercherait désormais 2,5 M$ supplémentaires en pre-seed sur une base de 15 M$.

Les développeurs africains restent toutefois confrontés à un accès limité au financement, des infrastructures inégales, des systèmes de paiement fragmentés et un manque de données de marché fiables. Muluneh reconnaît que la monétisation sur le continent demeure complexe, les comportements des consommateurs et les infrastructures de paiement variant fortement d'un pays à l'autre.

« Peut-être 80 % de notre travail consistera à déterminer si on peut monétiser le jeu sur tout le continent, et pas seulement sur les grands marchés », conclut-elle. Une version améliorée du jeu est en préparation après un audit technique en cours, sans date de sortie annoncée.

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