Paymob boucle un tour pre-Series C de 35 M$ avec Mubadala et la BERD
La fintech égyptienne Paymob a obtenu 35 M$ en pre-Series C, co-mené par le fonds souverain d'Abou Dhabi Mubadala et la BERD, selon EnterpriseAM. Les fonds serviront à son expansion régionale et à de nouveaux produits pour les marchands PME.

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Un tour co-mené par Mubadala et la BERD
La fintech égyptienne Paymob a bouclé un tour de 35 M$ en pre-Series C, co-mené par le fonds souverain d'Abou Dhabi Mubadala et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), selon EnterpriseAM. Le britannique British International Investment (BII), le dubaïote Global Ventures et DPI Ventures ont également participé à l'opération. Ni la valorisation, ni la part cédée, ni une comparaison avec la précédente levée au prix du marché n'ont été communiquées.
Destination des fonds
Les capitaux sont destinés à l'expansion régionale de l'entreprise, à la fois dans son activité principale d'acceptation des paiements et dans de nouveaux produits visant les marchands PME ainsi que le commerce agentique — une approche où des agents d'intelligence artificielle réalisent des achats pour le compte de consommateurs ou d'entreprises.
Un déficit de capital de croissance dans la région
Selon le cofondateur et directeur général de Paymob, Islam Shawky, interrogé par CNBC, le manque de capital-risque de croissance dans la région explique l'entrée des fonds souverains : « Je pense que nous avons un déficit dans la région en matière de capital de croissance, de capital-risque. Nous sommes heureux que des investisseurs internationaux et des fonds souverains participent à combler ce déficit en apportant du capital de croissance à des entreprises comme Paymob. »
Il a précisé que l'investissement de Mubadala a suivi le développement de Paymob aux Émirats arabes unis, pays qui constitue désormais son hub dans le Golfe.
Un total de financement d'environ 125,5 M$
Avec cette opération, le financement déclaré de Paymob atteint environ 125,5 M$. La société avait ouvert son Series A avec 3,5 M$ en août 2020, avant de le clôturer à 18,5 M$ en 2021. Un Series B de 50 M$ a suivi en mai 2022, mené par Kora Capital, PayPal Ventures et Clay Point, avec la participation de Helios Digital Ventures, BII et Nclude. La BERD était intervenue une première fois en septembre 2024, en menant une extension de 22 M$ aux côtés d'Endeavor Catalyst, portant le Series B à 72 M$ et le financement total au-delà de 90 M$.
Les Émirats, moteur de la croissance
Près de la moitié des revenus de Paymob provient désormais du CCG, et plus particulièrement des Émirats arabes unis, a indiqué Islam Shawky à CNBC. Le chiffre d'affaires de la société dans le Golfe a été multiplié par sept sur les dix-huit derniers mois, tandis que le revenu consolidé triplait sur ses quatre marchés MENA — Égypte, Émirats arabes unis, Arabie saoudite et Oman. Paymob opère également au Pakistan depuis 2022, où elle a ouvert son premier bureau hors d'Égypte.
Une plateforme de paiement omnicanale
Fondée en 2015, Paymob exploite une plateforme de paiements omnicanale — passerelle, terminaux de point de vente, SoftPOS et liens de paiement — qui permet aux commerçants d'encaisser en ligne comme en présentiel, avec plus de 60 moyens de paiement réunis sous un seul contrat. La société déclare servir plus de 390 000 marchands.
Un parcours réglementaire pionnier
Paymob a été la première fintech à obtenir la licence de facilitateur de paiement de la Banque centrale d'Égypte en 2018. Elle s'est lancée aux Émirats arabes unis en 2022, a obtenu la certification de fournisseur de services techniques de paiement de Saudi Payments en mai 2023, puis est devenue la première fintech internationale à décrocher la licence de fournisseur de services de paiement d'Oman en décembre de la même année. La Banque centrale des Émirats arabes unis lui a accordé une licence de services de paiement de détail au début de l'année dernière, couvrant l'acquisition marchande, l'agrégation de paiements et les transferts de fonds domestiques.


