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Airtel Money vise Londres pour financer sa croissance africaine

Airtel Money, filiale d'Airtel Africa forte de 53 millions de clients actifs mensuels dans 13 pays, prépare une introduction à la Bourse de Londres valorisée 800 M$. Son directeur général Ian Ferrao détaille, selon Financial Afrik, une opération sans capitaux nouveaux.

4 min de lectureMis à jour il y a 1 h
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Dans cet article
  1. Une opération de cession, sans augmentation de capital
  2. 53 millions de clients dans 13 pays
  3. Paiements marchands, crédit et épargne en priorité

Une opération de cession, sans augmentation de capital

Airtel Money, la branche de services financiers mobiles d'Airtel Africa, a annoncé son intention de se coter à la Bourse de Londres. L'opération, valorisée 800 millions de dollars, reposera uniquement sur la vente d'actions existantes : elle ne prévoit ni augmentation de capital ni levée de fonds au bénéfice de l'entreprise, selon Financial Afrik.

Airtel Africa détient actuellement 77,85 % du capital de sa filiale et compte rester actionnaire stratégique. La Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, s'est engagée à racheter jusqu'à environ 90 millions de dollars de titres auprès des actionnaires existants.

53 millions de clients dans 13 pays

Airtel Money revendique environ 53 millions de clients actifs mensuels et une présence dans 13 marchés africains. Ian Ferrao, directeur général de la filiale, souligne le chemin parcouru : « Nous avons développé notre activité dans 13 pays africains, avec une croissance soutenue, un modèle opérationnel éprouvé et une présence commerciale importante. »

Le dirigeant voit plusieurs relais de croissance : la progression de l'adoption des smartphones, la diversification des besoins en paiements et services financiers, et le potentiel constitué par les abonnés du réseau télécom qui n'utilisent pas encore Airtel Money. S'y ajoutent les paiements marchands, le crédit et l'élargissement de la gamme de produits financiers.

Pourquoi la place londonienne

Le choix de Londres plutôt qu'une Bourse africaine répond à une logique d'accès à une base d'investisseurs large. « Londres possède un marché financier profond et un écosystème important d'investisseurs institutionnels internationaux », explique Ian Ferrao, qui évoque des investisseurs familiers des marchés émergents et capables de financer de grandes entreprises internationales.

L'ambition affichée est de positionner Airtel Money comme une entreprise africaine capable d'attirer des capitaux à l'échelle mondiale. Le calendrier précis et les modalités définitives de l'offre seront publiés dans les prochains jours, indique le dirigeant, qui n'a pas souhaité communiquer l'ensemble des paramètres à ce stade.

Paiements marchands, crédit et épargne en priorité

Sur le plan opérationnel, la priorité va à l'approfondissement des marchés où l'entreprise est déjà implantée. Airtel Money veut développer son application et faciliter l'acceptation des paiements numériques, notamment via le QR code, afin que davantage de commerçants et d'entreprises utilisent sa plateforme.

Le deuxième axe porte sur les services financiers : crédit, épargne et assurance, dans des marchés où le taux de bancarisation reste faible. Le dirigeant cite aussi les cartes virtuelles et les paiements internationaux, portés par l'évolution des usages, entre abonnements et achats en ligne.

En matière d'expansion géographique, Airtel Money dit rester attentive aux opportunités, sans s'engager sur de nouveaux pays. « Il ne s'agit pas simplement d'augmenter le nombre de pays dans lesquels nous sommes présents », précise Ian Ferrao, qui conditionne toute entrée à la taille du marché, à son potentiel de croissance et au cadre réglementaire, l'obtention de nouvelles licences pouvant servir de point d'entrée.

Objectifs financiers et dividende

Airtel Money vise une progression de son chiffre d'affaires d'environ 25 % à taux de change constants pour l'exercice clos en mars 2027, et un retour à une marge d'EBITDA supérieure à 50 % à moyen terme. La politique de dividendes prévoit un taux de distribution minimum de 80 % du bénéfice net consolidé attribuable aux actionnaires, sous réserve des décisions du conseil d'administration et des conditions applicables.

Les perspectives financières détaillées et les modalités de rémunération des futurs actionnaires figureront dans la documentation de l'opération. L'introduction doit par ailleurs permettre aux actionnaires historiques de monétiser une partie de leur investissement et d'ouvrir le capital à de nouveaux investisseurs institutionnels internationaux.

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