Shield AI, Waabi et GM débattront de l'IA physique à Disrupt 2026
Nathan Michael (Shield AI), Raquel Urtasun (Waabi) et Mikell Taylor (General Motors) interviendront à TechCrunch Disrupt 2026 sur le déploiement de l'IA dans les environnements où une défaillance a des conséquences réelles. La session abordera la culture de sécurité, la validation des systèmes, les obstacles réglementaires et la confiance.

Dans cet article
Trois acteurs de l'autonomie physique sur la scène Real World AI
Un assistant conversationnel peut se tromper sans conséquence. Il en va autrement d'un système autonome qui pilote un avion, un véhicule ou un robot : une erreur peut clouer un appareil au sol, provoquer un accident ou faire échouer une mission. C'est cette question que traiteront trois responsables lors de TechCrunch Disrupt 2026, sur la scène Real World AI, dans une session intitulée « Building AI Systems When Failure Is Not an Option », rapporte TechCrunch.
Nathan Michael, directeur technique de Shield AI, Raquel Urtasun, fondatrice et directrice générale de Waabi, et Mikell Taylor, directrice de la stratégie robotique chez General Motors, y évoqueront le travail en amont du déploiement : instaurer une culture de la sécurité, tester et valider les systèmes, franchir les étapes réglementaires et gagner la confiance des utilisateurs.
Hivemind, le logiciel d'autonomie de Shield AI
Chez Shield AI, Nathan Michael supervise le développement et le déploiement de Hivemind, un logiciel d'autonomie de mission indépendant du porteur. Son parcours couvre l'IA, le contrôle, la perception et les systèmes multi-robots, notamment plusieurs années au Robotics Institute de l'université Carnegie Mellon, où il a dirigé le Resilient Intelligent Systems Lab.
Cette expertise s'applique à des environnements parmi les plus exigeants pour l'IA. En février, Hivemind a été retenu comme fournisseur d'autonomie pour le programme de prototypes de drones Collaborative Combat Aircraft de l'US Air Force. Un mois plus tard, Shield AI annonçait 1,5 Md$ de financement en série G, sur une valorisation post-money de 12,7 Md$.
Waabi et la validation avant le sans-chauffeur
Raquel Urtasun travaille depuis 25 ans sur l'IA et les véhicules autonomes. Avant de fonder Waabi, elle a été directrice scientifique et responsable de la R&D chez Uber ATG. Elle est également professeure d'informatique à l'université de Toronto, cofondatrice du Vector Institute for AI, et compte plus de 200 publications sur l'IA.
Waabi prépare aujourd'hui une montée en échelle de sa technologie de conduite autonome. En janvier, l'entreprise a levé 1 Md$ et annoncé un partenariat avec Uber pour soutenir le déploiement de 25 000 robotaxis ou plus équipés du Waabi Driver.
La validation occupe une place centrale dans son approche. Son simulateur Waabi World entraîne, teste et éprouve le Waabi Driver dans un environnement virtuel. Urtasun a indiqué que les camions autonomes de l'entreprise devaient encore être entièrement validés avant un déploiement sans conducteur.
General Motors et la dimension humaine des robots
Mikell Taylor construit des robots depuis plus de vingt ans. Elle dirige aujourd'hui la stratégie robotique de l'Autonomous Robotics Center de General Motors. Auparavant, elle a piloté l'équipe Amazon Robotics qui a développé Proteus, le premier robot mobile autonome d'Amazon.
Son parcours a commencé dans un cadre bien moins industriel : elle a un jour construit un robot pour son bal de fin d'année. Depuis, elle a travaillé sur des véhicules sous-marins autonomes comme sur des systèmes robotiques industriels, avec un souci de robots pratiques, fiables et capables de travailler efficacement auprès des personnes.
Son expérience éclairera un enjeu de fond de la robotique de terrain : l'expérience utilisateur et l'adoption doivent être intégrées dès le départ, dans la conception du produit comme dans la préparation du déploiement. Cet aspect humain compte lorsque des machines dopées à l'IA quittent les démonstrations contrôlées pour des lieux de travail où des personnes doivent pouvoir compter sur elles.
Un rendez-vous parmi plus de 200 sessions
Avions, véhicules autonomes, robots industriels : les environnements diffèrent, mais la question reste la même. Quand les conséquences d'une défaillance sont réelles, que faut-il pour déployer en confiance ? Pour les fondateurs et dirigeants qui développent des systèmes autonomes, la session permettra de comparer la manière dont la défense, la conduite autonome et la robotique industrielle abordent les décisions qui séparent un système prometteur d'un système prêt pour le terrain.
Cette session figure parmi plus de 200 rendez-vous répartis sur six scènes sectorielles, tables rondes et ateliers à Disrupt, du 13 au 15 octobre au Moscone West de San Francisco. Plus de 10 000 fondateurs, investisseurs, opérateurs et dirigeants tech y sont attendus, aux côtés de plus de 250 intervenants et de plus de 300 startups exposantes.


