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OPay reporte son IPO à New York après une enquête réglementaire

La fintech nigériane OPay a décidé de reporter son introduction en bourse à New York, une opération qui visait 304 M$ et une valorisation d'environ 4 Md$, après une enquête réglementaire dans une juridiction étrangère non précisée. L'entreprise assure que ses services de paiement et de transfert restent opérationnels.

4 min de lectureMis à jour il y a 1 minute
Le report de l'IPO n'affectera pas les activités, selon OPay
Dans cet article
  1. Un calendrier boursier suspendu après une enquête réglementaire
  2. Les services courants maintenus, selon la direction
  3. Une trésorerie de 918,71 M$ à fin juin 2026

Un calendrier boursier suspendu après une enquête réglementaire

OPay a annoncé le report de son introduction en bourse prévue à New York, selon Nairametrics. La décision fait suite à une enquête d'un régulateur dans une juridiction étrangère que la société n'a pas identifiée, et a été prise après concertation avec les établissements financiers chargés de l'opération.

Le calendrier prévoyait 16 millions d'American Depositary Shares à 19 $ l'unité, pour un produit brut de 304 M$ et une valorisation implicite d'environ 4 Md$. La cotation au New York Stock Exchange devait démarrer le 30 octobre, avec une clôture de l'offre attendue le 2 novembre.

Rupture de l'accord de souscription

Les deux parties ont mis fin d'un commun accord au contrat de souscription signé le 29 octobre. Si des dirigeants ont participé à la cérémonie d'ouverture du NYSE, les titres n'ont pas été échangés comme prévu. Les 304 M$ escomptés ne doivent donc pas être considérés comme des fonds déjà perçus.

Citigroup, Deutsche Bank, Standard Bank et CICC intervenaient comme arrangeurs de l'opération, un rôle distinct de celui des actionnaires existants, dont les entités SoftBank qui détenaient 6,6 % du capital avant la transaction.

Les services courants maintenus, selon la direction

OPay soutient que ce report ne pèse ni sur ses activités ni sur la relation avec ses clients. « Les clients peuvent continuer à envoyer et recevoir de l'argent, effectuer des paiements et épargner sans interruption », a déclaré l'entreprise dans un communiqué rapporté par le média.

La société dit anticiper une résolution satisfaisante de l'enquête. Le report modifie le moment de la levée de capitaux envisagée, sans interrompre l'exploitation existante.

Une activité rentable avant le projet de cotation

Les comptes du premier semestre appuient cette distinction. Le chiffre d'affaires a progressé de 136,5 % à 467,06 M$, et le bénéfice net est passé de 21,71 M$ à 90,87 M$ sur un an. Ces résultats ont été obtenus avant la vente d'actions prévue.

Les revenus liés aux paiements ont augmenté de 86,9 % à 130,55 M$, tandis que les revenus du crédit au Nigeria ont bondi de 167,9 % à 236,12 M$. Le crédit pèse donc désormais davantage dans les recettes que les paiements.

Une trésorerie de 918,71 M$ à fin juin 2026

Au 30 juin 2026, OPay détenait 385,77 M$ de trésorerie et équivalents, ainsi que 532,94 M$ de placements à court terme, soit 918,71 M$ au total, contre 684,76 M$ à la fin 2025. Ces placements consistaient principalement en bons du Trésor et produits de gestion de patrimoine arrivant à échéance sous un an.

L'exploitation a généré 190,38 M$ de trésorerie au premier semestre, contre 29,47 M$ un an plus tôt. Les dépôts porteurs d'intérêts atteignaient 978,94 M$ à fin juin, avec un flux net entrant de 247,78 M$ sur la période. Ces dépôts restent remboursables aux clients, ce qui impose une gestion prudente des retraits et des recouvrements de prêts.

Ces montants ne signifient pas que l'ensemble des liquidités est mobilisable pour l'expansion. Le report de l'IPO décale l'accès à un capital supplémentaire et la visibilité internationale qui l'accompagne, mais laisse intacte la base d'activité déjà constituée. Les prochaines étapes seront l'issue de l'enquête réglementaire, la poursuite de la croissance des résultats et les conditions d'une future offre.

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