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SAP lance SAP Pay et Samsung intègre l'USDC dans ses wallets

SAP intègre le règlement en stablecoins à son ERP cloud via SAP Pay, tandis que Samsung ouvre l'USDC à environ 82 millions d'appareils Galaxy aux États-Unis. La concurrence se déplace de l'émission vers la distribution, selon PYMNTS.

4 min de lectureMis à jour il y a 1 h
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Dans cet article
  1. SAP intègre le règlement en stablecoins à son ERP cloud
  2. Samsung place l'USDC dans le portefeuille mobile
  3. Un changement de métrique pour le secteur

SAP intègre le règlement en stablecoins à son ERP cloud

SAP a annoncé mardi 6 octobre le lancement de SAP Pay, une extension des capacités de paiement de son environnement ERP cloud qui prend en charge les rails traditionnels comme le règlement en stablecoins, selon PYMNTS. L'objectif : permettre à une entreprise d'initier, d'acheminer et de rapprocher ses paiements sans quitter son système financier principal.

Dans cette configuration, le choix entre virement bancaire classique et stablecoin devient un calcul opérationnel, et non un projet technologique distinct. Les trésoriers d'entreprise arbitrent sur le coût, la vitesse de règlement, les besoins de liquidité, l'acceptation par la contrepartie et le rapprochement comptable.

Ripple Prime élargit son offre

Ripple Prime a annoncé le même jour fournir des services de prime brokerage multi-actifs, de compensation et de financement aux fonds Brevan Howard. Cette annonce illustre la concurrence que se livrent les plateformes d'actifs numériques et les prestataires financiers historiques.

Samsung place l'USDC dans le portefeuille mobile

Samsung a annoncé jeudi 8 octobre l'introduction de fonctionnalités USDC directement dans Samsung Wallet à partir de la dernière semaine d'octobre. Le service sera accessible sur environ 82 millions d'appareils Galaxy éligibles aux États-Unis.

L'utilisateur n'a pas à télécharger une application de cryptomonnaie dédiée, à ouvrir une nouvelle relation financière ni à se familiariser avec le règlement sur blockchain. La fonctionnalité est intégrée aux côtés des cartes de paiement, des identifiants et des autres services déjà gérés depuis le téléphone. La disponibilité des appareils ne doit toutefois pas être confondue avec une adoption active.

Stripe et Mastercard sur le même terrain

D'autres initiatives grand public visent les canaux de distribution natifs. Stripe prévoit d'étendre son activité de cartes en stablecoins à plus de 100 pays d'ici la fin de l'année. Mastercard et SoFi ont annoncé jeudi un partenariat destiné à aider la fintech mexicaine Orbi à lancer un programme de cartes adossées à des cryptomonnaies.

Un changement de métrique pour le secteur

Le secteur mesurait jusqu'ici ses progrès par le volume d'émission, les transactions et l'activité sur les blockchains. Les annonces de la semaine suggèrent qu'un autre indicateur compte tout autant : l'accès à une clientèle existante. Des fintechs cherchent à obtenir des chartes bancaires fédérales, quand des plateformes financières rachètent les infrastructures nécessaires pour transformer des soldes enregistrés sur blockchain en argent dépensable.

« Le cas économique dépend de la liquidité, du change, du rapprochement, de la conformité et de fonds utilisables qui parviennent au destinataire — pas simplement de transferts de jetons plus rapides », résume la source.

Les banques pourraient conserver des rôles clés dans la conservation, la liquidité et la conformité, tout en cédant une partie du contrôle sur le déclenchement des transactions. Les éditeurs de logiciels d'entreprise gagneraient en influence sur l'acheminement des paiements, les opérateurs de portefeuilles deviendraient des canaux de distribution importants, et les fournisseurs d'infrastructure capteraient des revenus en reliant les dollars numériques aux systèmes financiers conventionnels.

Une étude de PYMNTS Intelligence citée dans l'article indique que 42 % des entreprises de taille intermédiaire s'intéressent aux stablecoins, mais que 13 % seulement les ont utilisés. Pour les directeurs financiers, l'enjeu immédiat est de déterminer si ces nouvelles capacités améliorent l'économie des flux de paiement existants, plutôt que de traiter les stablecoins comme un investissement technologique isolé.

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