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Le DOJ enquête sur le rachat de Hugging Face par Nvidia

Le département américain de la Justice examine l'acquisition de Hugging Face par Nvidia, à 12,9 Md$, dans le cadre d'une enquête plus large sur les pratiques du fabricant de puces. Les interrogations portent aussi sur d'autres rachats, investissements et conditions de vente du groupe.

4 min de lectureMis à jour il y a 4 minutes
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Dans cet article
  1. Un périmètre qui dépasse le seul rachat de Hugging Face
  2. Un accord à 12,9 Md$ annoncé le 3 septembre
  3. D'autres dossiers déjà évoqués par Bloomberg

Le département américain de la Justice (DOJ) a adressé des questions sur le rachat de Hugging Face par Nvidia, selon PYMNTS. Ces demandes s'inscrivent dans une enquête de plus grande ampleur ouverte sous l'administration Biden sur les pratiques du fabricant de processeurs pour l'IA, et poursuivie sous l'administration Trump.

Un périmètre qui dépasse le seul rachat de Hugging Face

Dans le cadre de cette procédure élargie, l'agence s'intéresse aux autres acquisitions de Nvidia, à ses investissements, à ses méthodes de vente et à l'éventuelle pression exercée sur ses clients. L'ouverture d'une enquête ne constitue pas une preuve de faute et peut ne déboucher sur aucune action en justice.

Nvidia a indiqué par le passé qu'après l'opération, Hugging Face continuerait de travailler avec différents fournisseurs de puces, de cloud et d'IA.

Un accord à 12,9 Md$ annoncé le 3 septembre

Le fondateur et directeur général de Nvidia, Jensen Huang, a annoncé le 3 septembre que son groupe avait accepté de racheter Hugging Face pour 12,9 Md$. « Ensemble, nous allons développer la plateforme de Hugging Face, renforcer son infrastructure et élargir l'accès à l'IA pour les développeurs et les institutions du monde entier », a-t-il déclaré.

Le dirigeant a également assuré que la plateforme resterait ouverte à l'ensemble de l'écosystème : « Hugging Face restera une plateforme ouverte pour tout l'écosystème de l'IA. Les développeurs choisiront les modèles, les frameworks, les fournisseurs de cloud et de services d'inférence, ainsi que les plateformes de calcul qu'ils souhaitent. Le calcul Nvidia ne sera pas nécessaire pour construire ou déployer via Hugging Face. »

Clément Delangue évoque un point de bascule

Le directeur général de Hugging Face, Clément Delangue, s'était exprimé sur CNBC au moment de l'annonce : « Durant l'été, je pense que nous avons réalisé que Hugging Face et l'IA open source en général arrivaient à un point de bascule, et qu'il fallait davantage de ressources, d'échelle et de visibilité. »

D'autres dossiers déjà évoqués par Bloomberg

Selon PYMNTS, Bloomberg a rapporté mercredi que le DOJ cherchait à savoir si Nvidia avait structuré son accord de licence avec la jeune pousse Groq, spécialiste des puces pour l'IA, de manière à échapper à un examen antitrust. Le média indique aussi que Nvidia a envisagé un accord avec Reflection AI.

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