eZAR ouvre son stablecoin adossé au rand au grand public sud-africain
Le stablecoin eZAR, adossé au rand, sort de sa phase pilote et s'ouvre au public sud-africain ainsi qu'à de nouveaux partenaires, selon ITWeb Africa. Porté par Ninety One et AVBOB Financial Services, le réseau revendique 303 millions de rands de jetons en circulation au 30 octobre.

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Le stablecoin eZAR, adossé au rand, est désormais accessible au public sud-africain et à de nouveaux partenaires, après près d'un an d'exploitation en mode pilote, selon ITWeb Africa. Le projet est porté par un partenariat réunissant le gestionnaire d'actifs Ninety One, AVBOB Financial Services et eZAR Ltd, la société agréée qui assure la technologie et les services centraux du dispositif.
Un jeton à parité avec le rand et des transferts gratuits
Conçu pour conserver une valeur d'un rand, eZAR permet des transferts instantanés et sans frais entre portefeuilles. Les réserves qui garantissent le jeton sont placées via une stratégie monétaire pilotée par Ninety One, principalement allouée au Ninety One Money Market Fund. Les rendements dégagés sont reversés chaque jour aux partenaires, déduction faite des frais de partenariat ; chaque partenaire fixe ensuite les conditions dans lesquelles ses propres clients en bénéficient.
Au 30 octobre, la société indiquait 303 millions de rands de jetons eZAR émis et en circulation. Chaque jeton peut circuler entre portefeuilles participants en quelques secondes, à toute heure.
« Nous avons construit et fait évoluer eZAR pendant un an, avec de l'argent réel qui circule dans de vrais portefeuilles chaque jour. Bien faire les choses est venu avant la croissance, et eZAR est désormais prêt à changer d'échelle », déclare Sean Emery, directeur général d'eZAR.
Un modèle de partenariat plutôt qu'un opérateur unique
Contrairement à un stablecoin géré par une seule entreprise, eZAR repose sur un partenariat qui permet aux organisations participantes d'intégrer le jeton à leurs produits et réseaux clients existants. Néobanques, commerçants, assureurs et sociétés de paiement figurent parmi les candidats. Chaque participant peut proposer un portefeuille à sa marque tout en s'appuyant sur l'infrastructure commune et en prenant part à l'économie du partenariat.
« Les cas d'usage vont des organisations membres qui encaissent et effectuent des paiements aux sociétés de paiement qui règlent les transactions des commerçants, en passant par les plateformes d'échange qui traitent les règlements d'actifs tokenisés », précise eZAR.
Adam Duxbury, responsable des actifs numériques chez Ninety One, souligne que le dispositif associe infrastructure de paiement numérique et approche d'investissement éprouvée : « L'argent passe des comptes aux portefeuilles, et l'Afrique du Sud devrait bâtir sa propre version plutôt que d'en importer une. »
AVBOB, partenaire fondateur et apporteur de liquidité
Filiale d'AVBOB Mutual Assurance Society, AVBOB Financial Services figure parmi les partenaires fondateurs et joue le rôle d'institution chef de file et de partenaire de liquidité. Killy Bacela, directrice générale de l'incubation et de l'innovation au sein de l'entité, indique que l'organisation a testé le modèle auprès de sa clientèle existante.
« Pendant un an, AVBOB Financial Services a travaillé avec eZAR au sein de sa propre base de clients, en explorant comment de l'argent numérique qui peut croître s'articule avec ce que nous proposons déjà », explique-t-elle. Elle ajoute que les travaux dépassent désormais la mise en œuvre initiale, avec des recherches et développements en cours pour identifier de nouvelles fonctionnalités destinées à ses clients sur le réseau eZAR.
La technologie d'eZAR s'appuie sur les travaux menés dans le cadre du projet Khokha 2 de la South African Reserve Bank, auquel Block Markets Africa, société mère d'eZAR, a contribué sur le plan technique.
Un actif crypto avec des risques explicitement affichés
eZAR précise toutefois qu'il s'agit d'un actif crypto émis par l'eZAR En Commandite Partnership : il ne constitue ni une monnaie légale, ni un dépôt bancaire, ni un produit bancaire, et n'est pas garanti. La valeur de remboursement d'un rand dépend de la liquidité disponible, les rendements monétaires peuvent être positifs ou négatifs, et le capital reste exposé à un risque de perte. Les détenteurs ne possèdent pas d'unités du fonds monétaire et ne disposent d'aucune créance directe sur celui-ci.
Le partenariat indique que eZAR est accessible au public via les portefeuilles partenaires et invite de nouvelles institutions à rejoindre son réseau.
