Yango Fellowship : 24 talents africains diplômés à Abidjan
Le Yango Fellowship a diplômé sa troisième promotion à Abidjan : 24 jeunes issus de six pays africains, sélectionnés parmi près de six cents candidats. Le directeur pays de Yango Côte d'Ivoire, Kadotien Alassane Soro, détaille un programme centré sur les STEM et l'intelligence artificielle appliquée.

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Une troisième promotion panafricaine à Abidjan
Le Yango Fellowship a célébré sa troisième génération à Abidjan. Vingt-quatre jeunes talents, retenus parmi près de six cents candidatures, sont issus de six pays africains, rapporte Financial Afrik.
Le programme ne se limite pas à une bourse. « Au-delà de la bourse, c'est un accompagnement, c'est un programme de développement », résume Kadotien Alassane Soro, directeur pays de Yango Côte d'Ivoire.
Un accompagnement au-delà du soutien financier
Le dispositif s'adresse à des étudiants engagés dans les STEM. Il repose sur du mentorat et un suivi de projets, avec un objectif affiché : alimenter l'écosystème numérique africain en compétences locales.
« On veut construire une base de talents, développer des jeunes qui vont renforcer l'écosystème numérique », explique Kadotien Alassane Soro. Selon lui, les solutions durables doivent être conçues par ceux qui vivent les réalités locales.
Abidjan, siège africain de Yango
Le choix d'Abidjan pour la cérémonie tient à l'ancrage de l'entreprise dans la capitale ivoirienne. La ville accueille le siège africain de Yango, qui y a démarré ses activités il y a environ huit ans, avec un lancement en 2018.
L'intelligence artificielle appliquée comme priorité
Cette édition a mis l'accent sur l'intelligence artificielle appliquée. Le mentorat a été recentré sur cet outil, avec l'ambition d'éviter un retard technologique dans les années à venir.
Les participants ne viennent pas uniquement de Côte d'Ivoire. Le programme réunit des jeunes du Ghana, du Sénégal, de Zambie, du Mozambique et d'Éthiopie.
Après la graduation, un suivi dans l'écosystème
À l'issue de la cérémonie, les fellows rejoignent des entreprises technologiques, poursuivent leurs études ou développent leur projet de start-up. Des cadres de suivi ont été mis en place : des diplômés de la première génération ont accompagné la promotion actuelle, et certains effectueront des stages dans des sociétés de l'écosystème ou chez Yango.
L'ambition affichée est de rendre l'écosystème autosuffisant en talents, notamment dans l'intelligence artificielle et le développement logiciel. « Dans dix ans, nous sommes sûrs, eux aussi auront formé d'autres personnes, les start-up auront mûri », projette Kadotien Alassane Soro.
Un message d'ambition aux jeunes diplômés
Le dirigeant s'adresse directement aux lauréats : « Qu'ils soient ambitieux, qu'ils rêvent grand, que leurs rêves leur fassent peur. »
Yango se présente avant tout comme une entreprise technologique, souvent associée à la mobilité. Son modèle repose, selon son responsable ivoirien, sur les entreprises et les talents locaux, un principe qu'il qualifie de cœur de son ADN.


