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Santé numérique : Hassan Ghazal appelle l'Afrique à produire ses technologies d'IA

Réuni à Tunis lors du TeleHealth Connect 2026, l'expert marocain Hassan Ghazal plaide pour une Afrique conceptrice de solutions d'IA médicale, et non simple débouché pour des outils étrangers. Il conditionne ce passage à l'échelle à la qualité des données, à la cybersécurité et à la validation clinique.

4 min de lectureMis à jour il y a 2 h
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Dans cet article
  1. Un appel à intervenir sur toute la chaîne de valeur
  2. Compétences, données et coopération
  3. De la médecine réactive à la médecine prédictive
  4. Souveraineté des données et financement au menu de Tunis

Un appel à intervenir sur toute la chaîne de valeur

L'Afrique ne doit pas se contenter d'absorber des solutions d'intelligence artificielle conçues ailleurs. Elle a vocation à participer à l'ensemble du processus, depuis la mise au point des outils jusqu'à leur évaluation en milieu clinique, en passant par leur encadrement et leur exploitation. C'est la position défendue par Hassan Ghazal, spécialiste marocain de la santé numérique, lors du TeleHealth Connect 2026 tenu à Tunis, selon Infomédiaire.

Président de la Société marocaine de télémédecine et e-santé, il considère que les chercheurs et entrepreneurs du continent doivent bâtir des réponses calibrées sur les priorités sanitaires, les populations et l'organisation réelle des systèmes de soins africains, plutôt que de s'en remettre à des technologies importées.

Compétences, données et coopération

Le renforcement des capacités locales est présenté comme un préalable. L'expert cite plusieurs champs stratégiques : réglementation de l'IA, éthique, gouvernance des données, propriété intellectuelle et évaluation des technologies de santé.

La question des données arrive au premier rang des obstacles. Une représentation plus large des populations africaines dans les corpus servant à entraîner et à tester les modèles est jugée nécessaire pour réduire les biais algorithmiques, lesquels risquent d'aggraver les écarts d'accès aux soins.

Hassan Ghazal appelle par ailleurs à une coopération resserrée entre médecins, biologistes, chercheurs, ingénieurs, professionnels de santé, décideurs publics et innovateurs.

De la médecine réactive à la médecine prédictive

Associée à la télémédecine et à l'exploitation des données médicales, l'intelligence artificielle pourrait faire basculer les pratiques vers une médecine plus prédictive, préventive, personnalisée et participative.

La seule performance technique ne suffit pas. Qualité des données, cybersécurité, protection des informations personnelles, interopérabilité, validation clinique et confiance des patients comptent parmi les conditions d'un déploiement à grande échelle.

Le défi central consiste désormais à franchir le cap des prototypes pour aboutir à des solutions fiables, sécurisées, accessibles et durables, réellement intégrées dans les systèmes de santé.

Souveraineté des données et financement au menu de Tunis

Le TeleHealth Connect 2026 a rassemblé à Tunis décideurs, régulateurs et experts internationaux. Les échanges ont porté sur plusieurs sujets liés à l'avenir de la santé numérique, dont la souveraineté des données, le financement du secteur et la cybersécurité.

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