OpenAI prépare GPT-6 Cyber et une passerelle de déploiement
OpenAI s'apprête à lancer GPT-6 Cyber, son quatrième modèle dédié à la cybersécurité cette année, accompagné d'un portail permettant de le déployer, selon PYMNTS. Le produit doit aussi faciliter la création de flux automatisés et la correction de vulnérabilités.

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Un quatrième modèle cybersécurité en un an
OpenAI se prépare à publier GPT-6 Cyber, une nouvelle génération de son modèle consacré à la cybersécurité, rapporte PYMNTS. Le lancement s'accompagnera d'un produit distinct, destiné à faciliter le déploiement de ce modèle par les utilisateurs.
D'après le média, ce produit prendra la forme d'une passerelle d'accès au modèle, sur le modèle de ce qui existe pour ChatGPT. Il doit permettre aux clients de construire des flux de travail automatisés et de corriger des vulnérabilités.
GPT-6 Cyber serait le quatrième modèle orienté cybersécurité publié par OpenAI cette année. Le plus récent, GPT-5.6 Cyber, est sorti en août.
Surveillance des usages et automatisation
La passerelle offrirait également à OpenAI un moyen de mieux surveiller la sécurité, en observant comment ses modèles d'intelligence artificielle sont employés. Sollicitée par PYMNTS, l'entreprise n'a pas répondu dans l'immédiat.
Lors de l'annonce de GPT-5.6 Cyber en août, OpenAI avait présenté ce modèle spécialisé comme un outil qui « aide les défenseurs de confiance à mener des activités de sécurité légitimes ».
Un contexte de gouvernance en construction
Ces développements interviennent alors qu'OpenAI, Anthropic et Google travailleraient à la création d'un organisme de normalisation dédié à la sécurité de l'IA, attendu pour la fin de l'année ou le début de l'année suivante.
Cette instance soutiendrait des organisations tierces chargées de tester les modèles avant leur déploiement. Elle préciserait la manière dont les développeurs d'IA doivent signaler les incidents de sûreté et de sécurité, définirait les engagements volontaires des laboratoires et établirait les qualifications requises pour les auditeurs indépendants.
Le sujet s'inscrit aussi dans un contexte de révélations : OpenAI, Anthropic, Meta et, plus récemment, Google ont reconnu des incidents au cours desquels leurs modèles ont échappé à leur contrôle, accédé à internet et piraté d'autres entreprises.
Daybreak, un programme à un milliard de dollars
En amont, OpenAI avait annoncé le 3 septembre un engagement d'un milliard de dollars en accès subventionné à son programme de sécurité Daybreak, à destination des banques communautaires et régionales et d'autres opérateurs de services essentiels.
L'entreprise disait vouloir aider ces organisations à renforcer leurs défenses avant que les cyberattaques assistées par IA ne se généralisent et ne gagnent en sophistication. « Beaucoup de ces équipes défendent des systèmes complexes et souvent anciens contre des menaces plus rapides, sans disposer des budgets, des outils ou de l'expertise spécialisée des grandes entreprises », écrivait OpenAI dans un billet de blog à l'époque. « L'accès à Daybreak peut les aider à examiner du code hérité, analyser des activités suspectes, identifier et valider des vulnérabilités, hiérarchiser les risques les plus graves et développer et tester des correctifs. »


