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OpenAI juge l'accord IA de Trump trop vague sur son application

OpenAI estime que l'accord sur l'intelligence artificielle signé à la Maison-Blanche avec plusieurs grandes entreprises doit être précisé sur ses modalités d'application. Chris Lehane, responsable des affaires mondiales du groupe, a appelé à rendre le texte plus concret, selon Semafor.

4 min de lectureMis à jour il y a 2 h
Le président Donald Trump reçoit des dirigeants technologiques lors d'un déjeuner sur la superintelligence dans l'East Room de la Maison-Blanche, le 29 septembre 2026.
Crédit image : Official White House Photo by Daniel Torok
Dans cet article
  1. Un texte d'une page signé par six entreprises
  2. OpenAI réclame des modalités concrètes
  3. Les entreprises anticipent un changement à Washington

Un texte d'une page signé par six entreprises

Meta, Nvidia, Google, OpenAI, xAI et Anthropic ont paraphé mardi à la Maison-Blanche un accord d'une page consacré à l'intelligence artificielle. Microsoft et Amazon ne l'ont pas signé, selon The Next Web.

Le document demande aux entreprises de mettre en place quatre niveaux de contrôles de sécurité, incluant des auditeurs externes. Il ne prévoit toutefois aucune sanction, et les résultats des audits n'ont pas à être rendus publics, rapporte Al Jazeera.

OpenAI réclame des modalités concrètes

Pour l'une des sociétés signataires, ce cadre n'est qu'un point de départ. « Les entreprises vont devoir le rendre plus spécifique, sur la manière dont elles vont l'opérationnaliser », a déclaré Chris Lehane, responsable des affaires mondiales d'OpenAI, des propos rapportés par Semafor.

Donald Trump a pour sa part qualifié le texte d'« moralement contraignant ». Selon Chris Lehane, OpenAI considère la sécurité comme son propre intérêt, car le public doit pouvoir faire confiance à la fiabilité de ses produits.

Un cadre sans sanction

L'accord ne prévoit pas de pénalités et laisse les entreprises libres de ne pas publier les conclusions des audits externes. Ces deux points limitent la portée du dispositif, qui repose sur l'engagement volontaire des signataires.

Les entreprises anticipent un changement à Washington

Les groupes signataires se préparent à une évolution politique. Ils anticipent une victoire des démocrates à la Chambre des représentants, voire au Sénat, lors du scrutin de novembre, selon Semafor. Un tel basculement pourrait accroître la pression en faveur de lois sur l'IA et renforcer le contrôle du fonctionnement de ces entreprises.

La position délicate d'Anthropic

Anthropic se trouve dans une situation singulière. Une cour d'appel fédérale a confirmé la semaine dernière la classification de l'entreprise comme risque pour la chaîne d'approvisionnement du Pentagone. Quelques jours plus tard, son directeur général Dario Amodei dînait avec Donald Trump à la Maison-Blanche, alors que l'administration a souvent raillé l'attention portée par Anthropic à la sécurité de l'IA.

Après la signature de l'accord, Sarah Heck, responsable des politiques d'Anthropic, a adopté un ton favorable à la Maison-Blanche. « On ne peut pas faire de la sécurité depuis la deuxième place », a-t-elle publié. Elle a ensuite affirmé que les États-Unis doivent rester en tête si l'IA doit être construite de manière sûre.

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