BlockFix remporte le Wits Social Good Hackathon à Johannesburg
Une plateforme permettant aux riverains de financer collectivement la réparation de nids-de-poule et de dépôts sauvages a remporté le Wits Social Good Hackathon, selon TechCentral. Le concours, qui a réuni plus de 300 étudiants de l'université de Wits, ne décerne aucun prix en espèces mais ouvre des stages et des opportunités d'emploi.

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BlockFix, un crowdfunding de proximité pour les réparations urbaines
La plateforme BlockFix a été désignée lauréate du Wits Social Good Hackathon, dont les résultats ont été annoncés vendredi au Wits Science Stadium, à Johannesburg, rapporte TechCentral. Portée par l'équipe Buff Bytes, composée de Ndivho Shilling, Alton Maseko et Paballo John Bopape, elle permet aux habitants de signaler un problème sur une carte, puis de lancer une « bounty » alimentée par les voisins.
Le principe est simple : l'utilisateur place un repère sur une carte, ajoute des photos ou une vidéo du problème, et ouvre une cagnotte que les habitants peuvent abonder. Les fonds sont conservés sous séquestre, et des ouvriers locaux vérifiés peuvent candidater. La plateforme attribue ensuite la tâche au candidat le plus qualifié.
Plus de 300 étudiants mobilisés sur des thèmes variés
Le hackathon a rassemblé plus de 300 étudiants de l'université de Wits, issus notamment de l'informatique, de l'ingénierie, des mines, des sciences actuarielles et de la finance. Les équipes ont planché sur des thèmes tels que les violences basées sur le genre, la santé, la fintech, le tourisme, la prévention de la fraude, l'agritech et l'économie des townships. Cinq équipes ont atteint la finale.
La deuxième place est revenue à Ket-Nip, porté par Shawal Kassim, Brendan Griffiths, Viasha Morgan et Fakir Zaeem. Leur modèle identifie les réparations qui permettraient d'économiser le plus d'eau à budget fixe. Selon le dernier rapport No Drop du département de l'eau et de l'assainissement, les municipalités ne parviennent pas à comptabiliser 47,3 % de l'eau qu'elles traitent, une proportion qui inclut les fuites, les vols et les erreurs de comptage.
Mira, troisième du classement, mise sur le suivi des patients
Troisième, Mira a été développé par Code // Bear : Neliswa Jones, Marvellous Sambo, Njabulo Ndlozi et Njabulo Khuzwayo. L'outil maintient le lien entre patients et soignants entre deux visites, via des rappels et des points de suivi des symptômes et des plaies. Il s'appuie sur le SMS et l'USSD — les menus textuels des téléphones basiques — pour les personnes dépourvues de smartphone.
L'intelligence artificielle y intervient à deux niveaux : l'analyse de photos de plaies et Pulse, un assistant conversationnel multilingue. Pour aller plus loin, l'équipe indique qu'il lui faudrait davantage de photos de plaies et de conversations de patients pour entraîner le modèle.
Un hackathon lancé en 2019, sans prix en espèces
L'événement a été créé en 2019 par Ndamu Gumane, de l'éditeur de logiciels Adapt IT, qui soutient le concours organisé par Wits, et par Pravesh Ranchod, tuteur principal à la School of Computer Science and Applied Mathematics de l'université. Gumane, diplômé de Wits, dirige la recherche et le développement de la division télécoms d'Adapt IT.
Aucun prix en argent n'est décerné. « Nous ne voulions pas que les gens participent pour de l'argent », a expliqué Gumane à TechCentral. Le hackathon met plutôt les étudiants en relation avec des stages, des jobs de vacances et des emplois à temps plein, et des start-up ont été invitées à y repérer des talents.
Adapt IT conserve une trace de chaque projet, code inclus, et Gumane a invité les investisseurs à prolonger les plus prometteurs. « Tant que l'Afrique du Sud en bénéficie, nous sommes plus que ravis », a-t-il déclaré. Si des investisseurs providentiels se montrent intéressés, il souhaite que les étudiants leur présentent leurs projets l'an prochain.


