AfricaWorks envisage une expansion à Conakry, en Guinée
AfricaWorks, opérateur d'espaces de coworking, étudie une implantation à Conakry, en Guinée, selon How We Made It In Africa. Son fondateur, Grégoire Schwebig, juge le marché guinéen très dynamique, porté par les multinationales et les grands projets.

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AfricaWorks, opérateur d'espaces de coworking, examine la possibilité d'ouvrir une antenne à Conakry, la capitale guinéenne, selon How We Made It In Africa. C'est ce qu'a indiqué son fondateur, Grégoire Schwebig, lors d'un entretien accordé à ce média.
La Guinée, pays d'un peu moins de 18 millions d'habitants, a longtemps attiré moins d'attention que d'autres marchés ouest-africains comme le Ghana, la Côte d'Ivoire ou le Sénégal. Pour Grégoire Schwebig, les multinationales y prêtent toutefois une attention croissante. « Beaucoup de choses se passent sur le terrain », affirme-t-il. « Beaucoup de multinationales s'y rendent. C'est un marché très, très porteur. »
Une croissance tirée par les projets miniers
L'économie guinéenne devrait progresser de 9,3 % en 2026 et de 9,8 % en 2027. Le projet de minerai de fer de Simandou, évalué à 23 milliards de dollars, qui a démarré ses activités l'an dernier, figure parmi les moteurs de cette croissance. Présenté comme la plus grande réserve inexploitée de minerai de fer à haute teneur au monde, Simandou a nécessité près de trois décennies de préparation. Lancé en 1997 par la société minière Rio Tinto, le projet a été freiné pendant des années par des litiges juridiques, l'incertitude politique et des changements de propriétaires.
La Guinée compte aussi parmi les principaux producteurs de bauxite, le minerai utilisé pour fabriquer de l'aluminium. Grégoire Schwebig évoque en outre des découvertes d'or près de la frontière malienne, ainsi que des explorations pétrolières et gazières offshore. Ces activités, selon lui, ont des retombées sur le reste de l'économie. « La construction et l'immobilier sont en plein essor. On voit de grandes marques comme Radisson s'installer à Conakry. Le gouvernement mène actuellement de nombreux travaux d'infrastructure. »
Un marché de frontière qui tire les prix vers le haut
Grégoire Schwebig prévient toutefois : le pays « n'est pas facile à aborder – il a ses propres dynamiques et subtilités ». La demande pour les espaces d'AfricaWorks a tendance à être plus forte dans les marchés moins développés. « Plus le marché est à la frontière, plus nos clients ont besoin d'un espace sûr, sécurisé et aux standards internationaux, et donc plus ils sont prêts à payer un supplément pour ce type de services », explique-t-il.


