Spendin vise le marché africain de l'eSIM estimé à 280 M$
La fintech sud-africaine Spendin prépare son entrée sur le marché africain de l'eSIM, estimé à environ 280 M$ en 2025, pour élargir sa plateforme au-delà des paiements. L'entreprise veut réunir services financiers, voyage et connectivité dans une même application.

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Spendin veut relier paiements et connectivité
La fintech Spendin, dont le siège se trouve en Afrique du Sud, se prépare à investir le marché de l'eSIM. Cette nouvelle offre viendra compléter ses services de paiement transfrontalier, de change et ses cartes, selon Nairametrics. L'entreprise cherche ainsi à élargir son champ d'action au-delà des paiements pour bâtir une plateforme couvrant les services financiers, le voyage et la connectivité numérique.
Le marché africain de l'eSIM est évalué à environ 280 millions de dollars en 2025 et devrait atteindre près de 334 millions de dollars d'ici 2030. Un potentiel qui attire les plateformes numériques désireuses de simplifier la connexion mobile au-delà des frontières.
Des forfaits data achetés et activés dans l'application
Le service eSIM de Spendin doit permettre à ses utilisateurs d'acheter et d'activer des forfaits de données mobiles pour des destinations africaines et internationales. Les moyens de paiement prévus incluent les devises locales, les cartes bancaires et les actifs numériques.
« Nous construisons un écosystème où les voyageurs peuvent accéder à des outils financiers et à d'autres services essentiels directement dans Spendin, sans dépendre de multiples applications ou options de paiement qui ne sont pas adaptées à leur marché d'origine », explique Timilehin Kayode, cofondateur et directeur général de Spendin.
Une stratégie portée par le comportement des utilisateurs
Pour Heritage Falodun, cofondateur et directeur des opérations, l'expansion de l'entreprise est de plus en plus guidée par les usages observés et les retours récurrents des utilisateurs sur ses marchés. « Nous observons attentivement la manière dont les utilisateurs interagissent avec la plateforme et les problèmes qu'ils soulèvent régulièrement. Cela nous aide à identifier des fonctionnalités plus larges et très demandées qu'il vaut la peine de développer », indique-t-il. Il ajoute que l'API Spendin Alpha permet aux entreprises et aux fintechs d'accéder à une partie de l'infrastructure transfrontalière développée au-delà de l'application grand public.
Deux fronts : le consommateur et l'infrastructure
La stratégie de Spendin se déploie sur deux axes. Côté consommateur, l'entreprise enrichit son offre autour des paiements, du voyage et des besoins financiers du quotidien. Côté infrastructure, son API Spendin Alpha ouvre aux entreprises l'accès à des capacités de paiement transfrontalier intégrables dans leurs propres plateformes.
Cette combinaison éloigne Spendin du modèle classique d'application fintech et la rapproche d'une plateforme de services numériques plus large. L'entreprise dit suivre une logique simple : repérer les frictions récurrentes, écouter les utilisateurs et construire des services capables de résoudre ces problèmes à grande échelle. Cette orientation alimente la comparaison récurrente avec un « Revolut africain », que Spendin cherche à conforter par l'accumulation de services grand public, d'infrastructure transfrontalière et de connectivité numérique.


