Aller au contenu principal
Live
ÉcosystèmeSénégalSénégal

« Senegal Digital Factory » : Dakar obtient 88,3 milliards de FCfa pour son New Deal technologique

Le Sénégal a signé le 6 octobre à Dakar une convention tripartite avec le Conseil mondial des investissements et des affaires pour l’Afrique et Blue Cloud Softech. L’enveloppe de 88,3 milliards de FCfa finance le programme « Senegal Digital Factory ».

2 min de lectureMis à jour il y a 1 h
Cérémonie de signature de la convention tripartite à Dakar.
Crédit image : Le Soleil
Dans cet article
  1. Une convention signée à Dakar
  2. « Concevoir, assembler, produire et exporter »
  3. Infrastructures et usages
  4. Un modèle « hub-and-spoke »

Une convention signée à Dakar

Le Sénégal, le Conseil mondial des investissements et des affaires pour l’Afrique — le CMIA — et l’entreprise Blue Cloud Softech ont signé une convention tripartite, mardi 6 octobre à Dakar. L’accord porte sur une enveloppe de 88,3 milliards de FCfa, soit environ 134,6 millions d’euros, parité fixe du franc CFA oblige.

Cette somme finance le programme 8 du « New Deal technologique », baptisé « Senegal Digital Factory ». L’objectif affiché est de faire émerger une industrie numérique sénégalaise, plutôt que de continuer à importer les technologies produites ailleurs.

« Concevoir, assembler, produire et exporter »

Le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a résumé l’ambition du programme dans son discours d’ouverture : faire passer le pays « d’une économie qui importe et consomme principalement la technologie à une économie qui conçoit, assemble, développe, sécurise, produit et exporte la technologie ».

Le ministère présente ce financement comme le moyen de placer Dakar au centre d’un écosystème régional, capable de réunir les acteurs du secteur autour d’un modèle intégrant innovations et services numériques.

Infrastructures et usages

Le programme ne s’arrête pas à la numérisation des services publics : il prévoit aussi de rapprocher les infrastructures des territoires, en deployant equipements et reseaux au plus près des usagers. Le ministère en attend des effets dans plusieurs secteurs : santé, éducation, formation, et création d’entreprises.

Le directeur général de Blue Cloud Softech Solutions, Chandrashekar Mudraga, en attend de son côté un changement d’échelle : « Le Digital Factory apportera une transformation numérique très significative de l’économie sénégalaise et fera du Sénégal un pays majeur en Afrique. »

Un modèle « hub-and-spoke »

Le président exécutif du CMIA, le docteur Idrissa Doucouré, présente la convention comme la mise en place d’une plateforme qui relie entre eux les acteurs d’un même territoire, d’une même région, et au-delà. Elle doit selon lui attirer des investissements structurants, favoriser le transfert de compétences et ouvrir des perspectives à la jeunesse africaine.

Le partenariat s’inscrit dans le « New Deal technologique », le programme par lequel le Sénégal entend structurer son secteur numérique. Il reste à savoir comment les 88,3 milliards de FCfa seront décaissés et à quel calendrier — la convention signée ne le précise pas.

Maillage