Rivercell lève 25 M$ pour modéliser la réponse des cellules aux médicaments
La start-up parisienne Rivercell a bouclé un tour d'amorçage de 25 M$ mené par HV, avec HCVC, Alven et Bpifrance Digital Venture, selon The Next Web. Les fonds financeront sa plateforme de données, un laboratoire agrandi à Paris et son programme d'IA Virtual Cell.

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Un seed de 25 M$ mené par HV pour la start-up parisienne
Rivercell a annoncé mercredi avoir levé 25 M$ en amorçage, selon The Next Web. Le tour est mené par HV, avec la participation de HCVC, Alven et Bpifrance Digital Venture.
La société développe un modèle d'intelligence artificielle destiné à anticiper la réaction des cellules humaines à des médicaments et à des modifications génétiques.
Plateforme de données, laboratoire et programme Virtual Cell
Les fonds serviront à trois chantiers : la plateforme de données de Rivercell, un laboratoire humide plus vaste à Paris et le lancement de son programme AI Virtual Cell.
L'entreprise qualifie son modèle de « world model » de la cellule, c'est-à-dire une simulation capable de prédire l'évolution d'une cellule après un traitement.
« A world model of the cell is the opportunity of the century in medicine. The missing piece is data », déclare Yann Fleureau, cofondateur et directeur général de Rivercell.
Générer ses propres données faute de corpus existant
Rivercell souligne qu'AlphaFold a pu prédire la structure des protéines grâce à des décennies de données publiques. Or aucun jeu de données de cette ampleur n'existe sur la réaction des cellules aux traitements dans le temps, selon la société, qui prévoit donc de produire les siennes.
Son manifeste identifie quatre limites aux données actuelles : elles enregistrent surtout des associations plutôt que des interventions testées, et mesurent souvent un seul aspect d'une cellule, à un instant unique, sur trop peu de types cellulaires.
Le projet consiste à filmer des cellules vivantes à chaque expérience, puis à lire leur activité génique. Le modèle choisira l'expérience suivante, que le laboratoire exécutera. Rivercell développe ses propres instruments pour cela, qu'elle présente comme le « GPU for the bio data center ». La société affirme que son modèle devrait réduire le nombre d'expériences physiques nécessaires.
Une équipe issue de Cardiologs, Novartis et Owkin
Yann Fleureau a fondé Rivercell à l'été 2025. Il avait auparavant cofondé Cardiologs, spécialiste du diagnostic cardiaque assisté par IA, racheté par Philips en 2021.
Eric Durand l'a rejoint en 2026 comme cofondateur et directeur scientifique. Il a passé sept ans à diriger la science des données en oncologie chez Novartis, avant de piloter la data science chez Owkin et de cofonder Bioptimus.
Charlotte Bunne, de l'EPFL, et Fabian Theis, de Helmholtz Munich, siègent au conseil scientifique. Parmi les investisseurs providentiels figurent des fondateurs et dirigeants de Twist Bioscience, DNA Script et Agilent.
« AI virtual cells will transform how we understand and engineer biology », affirme Charlotte Bunne, professeure assistante à l'EPFL.
Un segment déjà occupé par plusieurs acteurs
D'autres entreprises travaillent également sur des modèles IA de cellules. La londonienne Relation développe un modèle de fondation cellulaire avec GSK. Dans la découverte de médicaments par IA, Chai Discovery a levé 400 M$ en série C en juillet, et Anew Labs, de ByteDance, 290 M$ en septembre.
Rivercell n'a pas communiqué de valorisation et n'a pas indiqué quand son premier modèle serait prêt.


