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PowerGen mise sur le solaire face aux coupures du réseau nigérian

Au Nigeria, l'instabilité du réseau électrique pousse des millions d'entreprises vers des générateurs coûteux, ouvrant un marché au solaire décentralisé. Connor Shine, directeur chez Delphos, explique à Business Africa comment l'opération PowerGen gère le risque de change.

4 min de lectureMis à jour il y a 2 h
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Dans cet article
  1. Un marché porté par la défaillance du réseau
  2. Le change, principal obstacle au financement
  3. Connectivité : la couverture progresse, l'usage suit

Un marché porté par la défaillance du réseau

Au Nigeria, les coupures récurrentes du réseau électrique pèsent directement sur l'activité des entreprises. Des millions d'entre elles continuent de faire tourner des générateurs au diesel ou à l'essence, dont le coût d'exploitation reste élevé.

Ce contexte alimente un marché du solaire décentralisé en forte progression, selon AfricaNews (FR). PowerGen parie sur la capacité du solaire et des mini-réseaux à fournir une électricité plus fiable, à grande échelle.

Le change, principal obstacle au financement

Dans un entretien accordé à Business Africa, Connor Shine, directeur chez Delphos, a abordé la compétitivité du solaire commercial face aux générateurs. Il a aussi détaillé la manière dont l'opération PowerGen absorbe le risque de change, avant d'évoquer la possibilité de dupliquer ce modèle sur d'autres marchés africains.

La volatilité des devises figure parmi les principaux obstacles aux investissements dans les énergies propres sur le continent. Pour les opérateurs qui financent des infrastructures solaires, la dépréciation des monnaies locales renchérit le coût des équipements importés et complique le remboursement des financements libellés en dollars.

Des précédents au Kenya, au Ghana et en RDC

D'autres pays cherchent eux aussi à élargir l'accès à une électricité fiable. Le Kenya, le Ghana et la République démocratique du Congo figurent parmi les marchés où des solutions énergétiques décentralisées pourraient se développer.

Connectivité : la couverture progresse, l'usage suit

La transformation numérique du continent s'accélère. D'après la GSMA, 83 % des Africains connectés se rendent désormais sur Internet chaque jour.

La fracture de couverture mobile s'est réduite dans le même temps : elle est passée de 50 % en 2016 à moins de 15 % aujourd'hui, portée par des investissements soutenus dans les télécommunications. Le prochain enjeu consiste à convertir cet accès élargi en débouchés économiques concrets.

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