OPay vise la Bourse de New York après 90,9 M$ de bénéfice en six mois
La fintech nigériane OPay a déposé le 9 octobre 2026 un dossier d'enregistrement auprès de la SEC, révélant un bénéfice net de 90,9 M$ sur le semestre clos au 30 juin, contre 21,7 M$ un an plus tôt. La société a demandé son inscription au NYSE sous le symbole OPAY, sans date ni prix confirmés.

OPay a franchi une nouvelle étape dans ses ambitions boursières. La fintech nigériane a déposé le 9 octobre 2026 un dossier d'enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, selon Technext, en vue d'une inscription au New York Stock Exchange sous le symbole OPAY.
Un bénéfice net multiplié par quatre
Le document rend public un bénéfice net de 90,9 M$ pour les six mois clos au 30 juin, contre 21,7 M$ sur la même période un an plus tôt. Sur la même période, le chiffre d'affaires a plus que doublé, passant de 197,5 M$ à 467,1 M$.
Ces résultats traduisent à la fois l'élargissement des activités de l'entreprise et la hausse de ses revenus. OPay propose des services de paiement numérique et de crédit, et revendique une présence au-delà du Nigeria.
Une opération encore au stade de l'examen
Le dépôt ne signifie pas que les titres sont disponibles à l'achat, et aucune date d'inscription n'a été confirmée. La société a également indiqué étudier une possible cotation sur le Nigerian Exchange, qui ouvrirait son capital aux investisseurs locaux.
Pour accompagner la démarche, OPay a retenu plusieurs souscripteurs, dont Citigroup, Deutsche Bank, Standard Bank et CICC. Stanbic Africa Holdings s'est engagé à investir jusqu'à 200 M$ via un placement privé concomitant.
Des investisseurs déjà positionnés
D'après Technext, OPay travaille depuis plusieurs mois sur un projet d'introduction aux États-Unis visant une valorisation d'environ 4 milliards de dollars. Standard Bank Group serait en négociations pour acquérir une participation avant l'opération.
La dernière valorisation connue d'OPay remonte à 2021, à 2 milliards de dollars, après une levée de 400 M$. Une cotation publique exposerait l'entreprise à un examen plus poussé de ses revenus, de sa rentabilité, de ses risques et de ses perspectives de croissance.


