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Mbaye Hadj : le financement, frein majeur du solaire au Sénégal

L'ingénieur en génie électrique et consultant en énergies propres Mbaye Hadj estime que la demande de solaire est forte au Sénégal, mais que le coût des équipements et l'accès au crédit freinent ménages et PME. Il plaide pour un accompagnement financier ciblé sur les consommateurs les plus modestes.

4 min de lectureMis à jour il y a 3 h
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Dans cet article
  1. Une demande forte, un investissement de départ bloquant
  2. Un ciblage par le niveau de consommation
  3. Jusqu'à 95 % d'économies pour les PME
  4. Une dynamique mondiale qui devrait profiter au Sénégal

Une demande forte, un investissement de départ bloquant

Au Sénégal, l'engouement pour l'énergie solaire ne se dément pas, mais il se heurte à un obstacle de taille. « Le frein principal reste le financement des installations », résume Mbaye Hadj, ingénieur en génie électrique et consultant en énergies propres, selon Le Soleil. Particuliers comme entreprises se disent prêts à franchir le pas, mais la mise de fonds initiale demeure le point de blocage.

Pour le consultant, l'État a un rôle à jouer pour desserrer cette contrainte. Il appelle à une organisation du secteur qui s'accompagne d'un soutien financier destiné aux ménages et aux PME, sur le modèle des subventions déjà pratiquées dans l'électricité.

Un ciblage par le niveau de consommation

Mbaye Hadj propose de commencer par les consommateurs les plus vulnérables, ceux dont la consommation est la plus faible. Ces foyers pourraient être aidés par des crédits n'excédant pas 1,5 million de FCfa, certains pouvant même se situer autour de 1 million de FCfa compte tenu de leur niveau de consommation.

« Je peux vous assurer que les subventions vont baisser d'année en année », avance-t-il, expliquant qu'un élargissement progressif aux consommateurs plus importants est envisageable. La même logique devrait, selon lui, s'appliquer aux entreprises.

Jusqu'à 95 % d'économies pour les PME

Le consultant dit travailler avec des PME désireuses de passer au solaire, un choix qu'il juge rentable. Il cite le cas d'une entreprise ou d'un service actif de 8 heures à 17 ou 18 heures : ce type de client « travaille au fil du soleil », avec des salariés présents pendant les heures d'ensoleillement, ce qui permet d'installer des équipements adaptés.

Selon lui, cette formule peut réduire la facture jusqu'à 90 %, et jusqu'à 95 % en l'absence d'heures supplémentaires. Les convertisseurs actuels rendent ces économies possibles, avec un basculement automatique vers la Senelec pendant l'hivernage et les pluies, la priorité restant donnée au solaire.

Une dynamique mondiale qui devrait profiter au Sénégal

Mbaye Hadj décrit le solaire comme « une vague qui arrive », portée par des progressions importantes à l'échelle mondiale, en particulier en Chine, d'où provient la majorité des équipements. Le Sénégal, estime-t-il, ne restera pas à l'écart : de plus en plus de consommateurs s'y tournent vers cette énergie avec des investissements propres, ce qui laisse entrevoir de belles perspectives pour la filière.

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