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Le SEC nigérian promet des voies réglementaires claires aux fintechs

Le régulateur nigérian des marchés a assuré aux fintechs et aux opérateurs d'actifs numériques qu'il ne cherche pas à entraver leur activité, mais à encadrer leur entrée sur le marché. Le SEC a rappelé ses exigences de capital, de gouvernance et de conformité.

4 min de lectureMis à jour il y a 1 h
Le SEC assure aux fintechs et aux entreprises d'actifs numériques des voies réglementaires claires
Dans cet article
  1. Le SEC veut encadrer sans bloquer
  2. Quatre freins identifiés dans les dossiers d'enregistrement
  3. Fraude à l'investissement et conformité anti-blanchiment
  4. Un cadre durci depuis janvier

Le SEC veut encadrer sans bloquer

La Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria a affirmé qu'elle n'entendait pas étouffer l'activité des fintechs et des opérateurs d'actifs numériques. Le régulateur dit privilégier la mise en place de voies réglementaires lisibles tout en préservant la stabilité du marché, selon Nairametrics.

Le directeur général de la Commission, Dr Emomotimi Agama, s'exprimait mercredi à Abuja lors de la deuxième édition du Regulator/FinTech Clinic, un rendez-vous bi-annuel organisé par l'institution. Il a indiqué que la Commission travaillait à renforcer la sécurité de l'écosystème fintech et actifs numériques par une régulation effective.

« Nous voulons que les plateformes numériques entrent sur le marché par des voies claires », a déclaré M. Agama. « Nous ne voulons bâillonner personne, mais nous sommes ouverts à écouter chaque plainte », a-t-il ajouté.

Il a invité les opérateurs à se conformer à l'Investments and Securities Act (ISA) 2025 et aux autres textes applicables, et a assuré que la Commission collaborerait avec les entreprises du secteur pour consolider la sécurité et la stabilité du marché. « Le moment est venu de bâtir un écosystème plus solide pour le Nigeria », a-t-il soutenu.

Quatre freins identifiés dans les dossiers d'enregistrement

Le commissaire exécutif chargé des opérations, M. Bola Ajomale, a rappelé que le mandat de la Commission consiste à gérer les risques et à garantir la stabilité du système financier. Il a reconnu que certains opérateurs rencontraient des obstacles ralentissant l'approbation de leur enregistrement.

Parmi les difficultés citées figurent des propositions peu claires, des dispositifs de gouvernance des risques insuffisants, un capital trop faible et des plans de conformité fragiles. M. Ajomale a précisé que la Commission continuerait de renforcer ses capacités pour suivre l'évolution des technologies du marché.

L'Approval in Principle, un sas et non une licence

Mme Janet Joseph, responsable de la division Supervision des actifs virtuels et des fintechs au SEC, a expliqué que l'Approval in Principle (AIP) constituait une voie de supervision encadrée et non une licence définitive. Selon elle, cette étape permet à la Commission d'examiner les preuves de gouvernance, la préparation en capital, les contrôles technologiques et les garanties de protection des investisseurs avant toute décision d'enregistrement formelle.

Sur les exigences de capital, Dr Abdulrazak Mohammed, chef de la division Inspection au SEC, a indiqué que l'objectif était de faire émerger des opérateurs capables de durer sur le marché. La Commission, a-t-il dit, examinera les candidats disposant de ressources réelles et disponibles, à même d'absorber des pertes, avant de les enregistrer.

Fraude à l'investissement et conformité anti-blanchiment

M. Aminu Garba, chef par intérim du renseignement opérationnel et numérique à la Nigerian Financial Intelligence Unit (NFIU), a déclaré que la fraude à l'investissement représentait la moitié des dossiers instruits par l'unité. Il a appelé les opérateurs d'actifs numériques à respecter les règles de lutte contre le blanchiment d'argent dans la relation client.

Il leur a recommandé de vérifier l'identité de leurs clients, de surveiller les transactions transfrontalières, de filtrer les noms et de signaler les opérations suspectes à la NFIU. Dr Stanley Jacob, président de la FinTech Association of Nigeria, a pour sa part invité le SEC à inciter davantage d'entreprises fintech à rejoindre son programme d'incubation réglementaire, afin d'améliorer le partage de connaissances.

Un cadre durci depuis janvier

Le régulateur resserre son dispositif à mesure que le secteur se développe. En janvier 2026, la Commission a relevé les exigences de capital de plusieurs opérateurs de marché, dont les acteurs des actifs numériques : les plateformes d'échange et les dépositaires doivent désormais détenir un capital minimum de 2 milliards de nairas.

En juillet, le SEC avait accordé un Approval-in-Principle à sept entreprises crypto supplémentaires dans le cadre de son Accelerated Regulatory Incubation Programme (ARIP), leur permettant d'opérer dans le périmètre défini du bac à sable réglementaire, sous conditions de supervision. En août, la Commission a proposé des frais d'enregistrement de 30 millions de nairas pour plusieurs catégories d'opérateurs d'actifs numériques, assortis d'obligations d'incorporation locale et de dirigeants résidents.

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