Broadcom prêterait jusqu'à 42 Md$ à Anthropic pour ses puces TPU
Broadcom envisage de prêter jusqu'à 42 Md$ à Anthropic via des obligations convertibles, selon The Next Web. Le prospectus de la start-up signale un possible conflit d'intérêts, Broadcom étant à la fois fournisseur de matériel et partenaire financier.

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Un financement adossé à des obligations convertibles
Broadcom pourrait accorder à Anthropic un prêt allant jusqu'à 42 Md$, rapporte The Next Web. Le montage reposerait sur des obligations convertibles, susceptibles d'être échangées contre des actions de la start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle. Broadcom se réserve la possibilité de désigner un partenaire de financement.
Dans le document déposé, Anthropic indique qu'aucune de ces obligations ne devrait être vendue avant son introduction en bourse.
Une somme déjà partiellement bloquée
D'après ce même document, Anthropic a placé des liquidités sur un compte bloqué au bénéfice de Broadcom en avril 2026. L'entreprise pourrait être amenée à y ajouter des fonds dans certaines circonstances.
Ce même mois, Anthropic avait annoncé l'élargissement d'un accord avec Google et Broadcom portant sur plusieurs gigawatts de capacité TPU de nouvelle génération, avec un démarrage prévu en 2027. En août, Bloomberg avait indiqué que Broadcom cherchait à lever plus de 60 Md$ de dette pour financer des puces destinées à Anthropic.
Un double rôle source de conflits
Le prospectus souligne que Broadcom cumule les fonctions de fournisseur de matériel et de partenaire de financement, ce qui crée selon Anthropic des « potential conflicts of interest ». Ces tensions pourraient peser sur son accès à la puissance de calcul dont elle a besoin. Les décisions de Broadcom en matière de tarification et de matériel pourraient également limiter le volume d'infrastructures que la start-up est en mesure d'acquérir.
Le document avertit par ailleurs que certains défauts de paiement ou d'exécution pourraient rendre exigibles d'un coup une large part de ses obligations locatives. Dans ce scénario, Anthropic ne pourrait mobiliser qu'une fraction de la facilité de 42 Md$ pour y faire face.
Un précédent chez Nvidia
L'opération rappelle la stratégie de Nvidia, qui s'appuie sur son bilan pour soutenir les ventes de ses puces. Cette semaine, le Financial Times a rapporté que Nvidia s'était entretenu avec des assureurs au sujet de prêts adossés à ses processeurs.
D'aucuns voient un risque dans le fait qu'une part importante du déploiement de l'IA repose sur un nombre restreint d'entreprises.


