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Anthropic devra répondre en justice des promesses d'usage de Claude Max

Un magistrat fédéral américain a maintenu les principaux griefs d'une action collective accusant Anthropic d'avoir exagéré l'usage offert par ses offres Claude Max à 100 et 200 dollars. D'autres chefs de plainte ont été écartés, selon The Next Web.

3 min de lectureMis à jour il y a 1 j
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Crédit image : Below the Sky / Shutterstock
Dans cet article
  1. Le juge Tse retient la tromperie par négligence et la rupture de contrat
  2. Un écart entre promesse mensuelle et limites hebdomadaires
  3. Une mention jugée trop éloignée de la page de vente
  4. Des chefs de plainte écartés, un délai accordé

Le juge Tse retient la tromperie par négligence et la rupture de contrat

Une action collective intentée contre Anthropic franchit une étape clé. Le magistrat Alex Tse a estimé que l'entreprise devait répondre aux griefs centraux l'accusant d'avoir induit en erreur les acheteurs de ses formules Claude Max sur le volume d'usage réellement accordé, selon The Next Web. La procédure, baptisée Kahn v. Anthropic, est pendante devant une cour fédérale du nord de la Californie.

Plusieurs autres chefs de plainte ont en revanche été rejetés vendredi. Les plaignants peuvent poursuivre sur la tromperie par négligence et sur l'inexécution contractuelle.

Un écart entre promesse mensuelle et limites hebdomadaires

Anthropic avait présenté ses formules Max à 100 et 200 dollars comme offrant cinq ou vingt fois plus d'usage que l'offre Pro. La plainte, déposée en juin, soutient que le supplément réel est bien inférieur sur une semaine complète.

Karl Kahn et Solomon Smith, les deux plaignants, ont calculé que pour un modèle Claude donné, la formule à 200 dollars procure six fois l'usage hebdomadaire de Pro, et celle à 100 dollars 3,5 fois. L'écart s'explique par le mécanisme des limites : les abonnés Max disposent de cinq ou vingt fois plus d'usage par session de cinq heures, mais leurs plafonds hebdomadaires ne sont pas multipliés dans les mêmes proportions.

Une mention jugée trop éloignée de la page de vente

Anthropic a fait valoir que le surplus d'usage devait être compris comme s'appliquant par session, en renvoyant à une page d'aide. L'argument n'a pas convaincu le magistrat. « La mention par session d'Anthropic se trouve à deux hyperliens des pages de vente principales de claude.com », a écrit Alex Tse, rapporte The Next Web.

Le juge a également relevé que, les clients réglant leur abonnement chaque mois, ils pouvaient raisonnablement interpréter la promesse comme valable sur une base mensuelle.

Des chefs de plainte écartés, un délai accordé

Alex Tse a en revanche écarté les griefs fondés sur deux lois californiennes relatives aux pratiques commerciales déloyales et à la publicité mensongère. Il a aussi rejeté la demande de Karl Kahn au titre d'une loi de protection des consommateurs de l'État, tout en lui laissant la possibilité d'étayer son argumentation. Celle de Solomon Smith sur le même texte a été maintenue.

Le magistrat a par ailleurs repoussé un grief reprochant à Anthropic d'avoir resserré les limites d'usage en cours de période de facturation. Sollicités par The Next Web, Anthropic et les plaignants n'ont pas répondu dans l'immédiat. La société a renommé ses formules Max la semaine dernière, selon la même source.

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