Aller au contenu principal
Venture CapitalAlgérieAlgérie

Algérie : onze consortiums en lice pour les pôles d'innovation numérique

Le ministère algérien de l'Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises s'apprête à désigner les deux premiers pôles d'innovation numérique du pays. Onze consortiums, sept pour l'industrie manufacturière et quatre pour les énergies renouvelables, restent en course pour une annonce prévue le 15 octobre.

4 min de lectureMis à jour il y a 3 h
Illustration de l’article
Dans cet article
  1. Onze candidatures jugées recevables sur quinze
  2. Six critères d'évaluation et un bootcamp préalable
  3. Industrie 4.0 d'un côté, énergies renouvelables de l'autre
  4. Mise en place en octobre et novembre

Onze candidatures jugées recevables sur quinze

En Algérie, la mise en place des deux premiers pôles d'innovation numérique, ou Digital Innovation Hubs (DIH), entre dans sa dernière ligne droite, selon Afrik.com. Le ministère de l'Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises pilote ce dispositif, qui doit rapprocher entreprises, universités et structures d'accompagnement. L'Agence allemande de coopération internationale (GIZ) soutient l'opération via le projet « Développement économique vert et digital en Algérie » (DGA), financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

Le dépôt des candidatures consolidées était ouvert jusqu'au dimanche 4 octobre à 23 h 59. Quinze dossiers avaient été reçus au premier appel ; onze ont été déclarés recevables, tous ayant franchi le seuil de 60 points sur 100 fixé pour la présélection. Sept consortiums concourent pour le pôle dédié à l'industrie manufacturière, quatre pour celui des énergies renouvelables.

Six critères d'évaluation et un bootcamp préalable

Le jury a examiné les dossiers au regard de six critères : la complémentarité des partenaires, leur expérience en innovation, l'offre de services, les capacités techniques et les infrastructures, la gouvernance, ainsi que l'ancrage dans l'écosystème. Les onze consortiums présélectionnés ont également pris part à un bootcamp d'accompagnement méthodologique, achevé le 21 septembre, destiné à retravailler leurs propositions.

Depuis lundi, la vérification administrative puis l'évaluation technique des dossiers se poursuivent jusqu'au 14 octobre. Seuls les candidats présélectionnés pouvaient accéder à cette étape finale, et aucun des deux pôles n'a encore de lauréat.

Industrie 4.0 d'un côté, énergies renouvelables de l'autre

Le pôle national couvrira la transformation numérique de l'industrie manufacturière : industrie 4.0, intelligence artificielle, objets connectés, big data et automatisation. Une structure régionale sera, elle, tournée vers les énergies renouvelables, avec notamment la transition énergétique, les technologies vertes et la gestion intelligente des réseaux.

Universités, centres de recherche, entreprises technologiques, incubateurs, clusters, chambres de commerce et agences publiques peuvent se regrouper au sein d'un même consortium. L'objectif affiché : offrir aux PME des compétences complémentaires réunies en un seul lieu. Pour une PME industrielle, un tel pôle doit permettre de tester une solution technologique avec l'appui de spécialistes avant d'engager un investissement.

Mise en place en octobre et novembre

Les deux consortiums retenus entreront, après l'annonce des lauréats du 15 octobre, dans une phase de mise en place prévue en octobre et novembre. Le dispositif répond à une difficulté identifiée dans le tissu industriel algérien : le manque de compétences disponibles pour mener à bien la transformation numérique des PME.

Maillage