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Ocular AI, startup zimbabwéenne, lève 2 M$ en pre-seed

La startup zimbabwéenne Ocular AI a obtenu 2 M$ en pre-seed, un tour mené par Drive Capital avec la participation de Y Combinator et de plusieurs fonds. Fondée en 2024, elle produit des jeux de données et des évaluations destinés aux laboratoires d'IA et aux grandes entreprises technologiques.

4 min de lectureMis à jour il y a 2 h
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Dans cet article
  1. Un tour de 2 M$ mené par Drive Capital
  2. Des données spécialisées pour les modèles d'IA
  3. Des revenus à sept chiffres revendiqués

Un tour de 2 M$ mené par Drive Capital

Ocular AI, startup technologique fondée en 2024 par les entrepreneurs zimbabwéens Michael Moyo et Louis Murerwa, a bouclé une levée de 2 M$ en pre-seed, selon Tech in Africa. L'opération a été menée par Drive Capital, avec la participation de Y Combinator, Alumni Ventures, 1745 Ventures, Orange Collective, MyAsia VC et de plusieurs investisseurs providentiels.

La jeune entreprise ne précise pas l'affectation détaillée de ces fonds, ni ses implantations opérationnelles.

Des données spécialisées pour les modèles d'IA

Ocular AI produit des jeux de données de qualité, des évaluations et des référentiels de performance utilisés par les entreprises qui développent des modèles d'intelligence artificielle. La société revendique des clients parmi les laboratoires d'IA de premier plan et des entreprises du Fortune 100, sans que leur identité soit rendue publique.

Son positionnement diffère de celui de nombreuses startups africaines du secteur, qui ciblent des applications destinées aux consommateurs locaux : Ocular AI fournit ses ressources directement à de grands groupes technologiques internationaux et à des laboratoires de recherche.

L'enjeu de l'IA vocale

La société se concentre sur l'intelligence artificielle vocale, une technologie conçue pour permettre des échanges naturels entre l'humain et la machine. Les systèmes vocaux classiques transcrivent d'abord la parole en texte avant de traiter la réponse, ce qui peut faire perdre des informations telles que le ton, l'hésitation, l'emphase ou le rythme de la conversation.

Les modèles vocaux natifs, plus récents, traitent la parole de manière plus directe et peuvent repérer les interruptions, les chevauchements de voix et les changements de débit. Leur mise au point exige toutefois des matériaux d'entraînement spécialisés qui reproduisent fidèlement la communication humaine.

Enregistrements et réseau d'experts

Ocular AI répond à ce besoin en enregistrant des conversations en qualité studio et en élaborant des évaluations qui mettent en évidence les faiblesses des modèles existants. L'entreprise étend aussi son activité aux données audiovisuelles, pour des systèmes capables de traiter simultanément la parole, les expressions du visage et les gestes.

Son approche s'appuie sur un réseau d'experts composé de milliers de spécialistes sélectionnés, qui apportent leur savoir professionnel pour améliorer la qualité des jeux de données et l'évaluation des modèles. D'après la société, la combinaison de ces contributions et de ses travaux de recherche aide les développeurs à identifier les points à corriger.

Des revenus à sept chiffres revendiqués

Ocular AI indique avoir déjà généré des revenus à sept chiffres, sans communiquer de chiffres financiers précis. Pour Michael Moyo et Louis Murerwa, ce financement doit permettre à leur entreprise de renforcer son rôle auprès des développeurs de systèmes d'IA de plus en plus sophistiqués.

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