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MENA : 1,1 Md$ levés par les startups en septembre, portés par Barq, Tabby et Lendo

Les startups du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ont levé 1,1 Md$ en septembre 2026, en hausse de 193% sur un mois mais en recul de 68% sur un an, selon Wamda. Trois opérations saoudiennes ont capté près de 70% du total.

4 min de lectureMis à jour il y a 3 h
Les financements des startups du MENA bondissent à 1,1 milliard de dollars en septembre 2026.
Dans cet article
  1. Un rebond porté par trois opérations saoudiennes
  2. L'Arabie saoudite capte 86% des montants
  3. La fintech reprend la tête, la dette recule
  4. Un écart persistant pour les fondatrices
  5. Un trimestre au-dessus de 1,7 Md$, sans reprise généralisée

Un rebond porté par trois opérations saoudiennes

Les startups du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ont levé 1,1 Md$ en septembre, franchissant à nouveau le seuil du milliard de dollars après plusieurs mois de creux, selon Wamda. Le montant a été réuni via 73 transactions, soit une progression de 193% par rapport à août.

La comparaison annuelle reste toutefois défavorable : les financements demeurent inférieurs de 68% à ceux de septembre 2025. Le rebond s'avère en outre très concentré : le tour de série A de 329,5 M$ de Barq, la série F de 233 M$ de Tabby et le financement en dette de 200 M$ de Lendo totalisent 762,5 M$, soit près de 70% des capitaux levés sur le mois.

L'Arabie saoudite capte 86% des montants

Le royaume retrouve la première place du classement régional, avec 40 startups ayant réuni 947,2 M$, ce qui représente environ 86% des capitaux levés dans la zone MENA. La fintech a fourni 86% de ce total saoudien, soutenue par les opérations de Barq, Tabby et Lendo.

Les Émirats arabes unis, en tête en août, reculent au deuxième rang avec 98,4 M$ levés sur 12 transactions. Cinq de ces entreprises sont des fintechs et concentrent 71% du total émirati, signe que la domination du secteur ne se limite pas à l'Arabie saoudite.

L'Égypte réintègre le trio de tête après un mois d'août sans financement. Sept startups égyptiennes ont levé 49,2 M$, un total là encore tiré par une transaction phare : le tour pré-série C de 35 M$ de Paymob, qui pèse environ 71% des fonds levés dans le pays.

Le Qatar suit en quatrième position avec quatre opérations pour 2,4 M$, devant le Koweït, où COFE a réalisé une transaction estimée à 1 M$. Les startups syriennes et palestiniennes ont réuni 580 000 $ sur deux transactions, tandis que Bahreïn enregistre cinq opérations pour 275 000 $.

La fintech reprend la tête, la dette recule

Vingt fintechs ont levé 930,6 M$ en septembre, soit environ 85% de l'ensemble des financements de la zone. Barq, Tabby et Lendo représentent à eux seuls près de 82% de ces montants, ce qui fait de septembre une histoire de taille de tickets autant que de vigueur sectorielle.

La dette a représenté 31,7% du total mensuel, contre 76% en septembre 2025, ce qui indique une part plus importante de fonds propres dans le chiffre du mois. Le proptech arrive loin derrière avec 50,2 M$ sur trois transactions, dont la quasi-totalité provient du tour de 50 M$ de Rize. Le traveltech se classe troisième avec 25,2 M$ sur deux opérations.

Les tours tardifs de retour

Cinq startups en phase avancée ont réuni 288 M$, marquant le retour de tours en fonds propres de taille significative après une période où les investisseurs privilégiaient des tickets plus modestes et plus précoces. Les entreprises en phase d'amorçage restent néanmoins la catégorie dominante, en nombre d'opérations comme en capitaux, avec 418,2 M$ levés sur 39 transactions. Vingt-trois startups n'ont pas précisé le stade de leur tour, et six opérations relèvent de la dette.

Les startups B2B demeurent le segment le plus actif, avec 457,7 M$ sur 47 transactions. Les entreprises tournées vers le consommateur ont attiré 406,4 M$ sur 16 opérations, le reste revenant à des sociétés combinant les deux modèles.

Un écart persistant pour les fondatrices

Les startups dirigées par des hommes ont reçu environ 1 Md$ en septembre, contre 2,4 M$ pour celles fondées par des femmes. Les équipes fondatrices mixtes ont de leur côté levé 7,3 M$.

« September's rebound, in other words, did little to narrow one of the ecosystem's most persistent funding gaps », relève Wamda. Malgré un total mensuel supérieur au milliard de dollars, seule une fraction de ces capitaux est allée à des entreprises fondées ou cofondées par des femmes.

Un trimestre au-dessus de 1,7 Md$, sans reprise généralisée

Septembre offre à l'écosystème MENA l'un de ses meilleurs totaux mensuels de l'année et porte les investissements du troisième trimestre au-delà de 1,7 Md$. Mais la composition de ces financements compte autant que le montant : trois transactions pèsent près de 70% du capital, un pays absorbe environ 86% des fonds et un secteur en capte près de 85%.

En retirant ces opérations exceptionnelles, le tableau devient nettement plus modeste. La capacité des startups régionales à boucler des transactions de plusieurs centaines de millions de dollars, en fonds propres comme en dette, montre que les investisseurs restent prêts à engager des sommes importantes lorsqu'ils identifient les bonnes entreprises. Reste à savoir, au quatrième trimestre, si cette dynamique se diffusera à davantage de pays, de secteurs et de stades de financement.

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