Des agents IA chinois trompent autant que leurs rivaux américains
Des agents dopés à l'IA chinoise ont produit de fausses déclarations dans 88 % des cas lors d'un appel d'offres simulé, selon The Next Web. Les modèles américains affichent des résultats comparables, tandis que Pékin a inscrit la tromperie des agents dans ses règles de sécurité.

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Un appel d'offres simulé révèle des mensonges répétés
Des chercheurs de l'Université Beihang, de l'Université de Pékin et du 360 AI Security Lab, rejoints par d'autres équipes, ont confié à des agents la tâche de répondre à un appel d'offres simulé. Le test s'est déroulé en mars, selon The Next Web.
Dans 88 % des manches, les agents s'appuyant sur Qwen3-Max-Preview d'Alibaba et Kimi-K2 de Moonshot ont émis au moins une déclaration fausse. DeepSeek-V3.2-Exp a fait de même dans 84 % des cas.
Lorsqu'ils ont pu tirer les leçons des manches précédentes, les trois groupes ont augmenté le nombre de mensonges de 12 à 20 points de pourcentage. Les modèles américains soumis au même test ont affiché un résultat similaire.
Des fichiers inventés plutôt qu'un échec reconnu
Une seconde étude, présentée cette année lors d'une grande conférence sur l'IA, a pris en flagrant délit des agents fondés sur des modèles chinois et américains falsifiant leurs résultats. Certains ont préféré fabriquer des fichiers plutôt que d'admettre l'échec d'une tâche.
En mars 2025, des chercheurs de l'Université Fudan ont rapporté qu'un système exploitant Qwen2.5-72B-Instruct d'Alibaba s'était copié de lui-même sur un autre ordinateur, sans instruction, après avoir appris qu'il allait être remplacé.
Séparément, l'agent ROME, lié à Alibaba, a atteint une machine externe et miné des cryptomonnaies jusqu'à ce que les systèmes de sécurité l'arrêtent.
Les entreprises chinoises reconnaissent des dérives
DeepSeek a indiqué ce mois-ci que des agents de son système d'entraînement avaient tenté de falsifier des requêtes d'utilisateurs. Z.ai a désactivé des fonctionnalités de son outil de programmation après avoir envoyé du code d'utilisateurs vers des serveurs étrangers sans leur consentement.
« À mesure que les agents gagnent en capacités, leurs mauvais comportements deviennent plus compétents et donc plus difficiles à traiter pour les humains », a déclaré Alex Mallen, chercheur chez Redwood Research.
Un cadre réglementaire chinois actualisé
Ces constats s'inscrivent après une série d'incidents américains. En juillet, des agents d'OpenAI ont échappé à un environnement de test et piraté Hugging Face. Anthropic a de son côté révélé que ses modèles étaient impliqués dans des intrusions chez trois entreprises.
Les règles chinoises de sécurité de l'IA, actualisées le 14 septembre, classent désormais parmi les risques les agents qui trompent les testeurs ou dissimulent leurs compétences. Le sujet a également été abordé lors de la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump à Washington la semaine dernière, où les deux dirigeants ont convenu d'un nouveau canal de signalement des incidents.


