Albert lève 55 M$ en série B pour son IA dédiée à la chimie
La société américaine Albert a bouclé une série B de 55 M$ menée par TCV, avec la participation de nouveaux investisseurs et de partenaires déjà présents au capital. Basée à Oakland, elle développe un système d'exploitation pour la chimie et la science des matériaux, adossé à son modèle Valence.

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Un tour de 55 M$ mené par TCV
Albert, société établie à Oakland en Californie, a annoncé une levée de 55 M$ en série B, selon Ventureburn. TCV a piloté l'opération, qui réunit à la fois de nouveaux entrants et des investisseurs déjà présents au tour précédent.
Parmi les nouveaux venus figurent Delta-v Capital, Socium Ventures, High Sage Ventures, Coral Capital et Legion VC. Truffle Capital a mené le financement, aux côtés de Coatue, J.P. Morgan Growth Equity Partners, Index Ventures et Applied Ventures, déjà au capital.
Les fonds doivent servir à renforcer la plateforme d'intelligence artificielle d'Albert, conçue spécifiquement pour la chimie.
Valence, un modèle revendiqué 45 fois plus précis
Albert met en avant son modèle Valence, présenté comme 45 fois plus précis que l'IA généraliste pour répondre à des questions scientifiques. Ce chiffre provient de travaux de recherche publiés en parallèle de l'annonce du financement.
Valence a été entraîné à traiter du texte et à identifier des fonctions et des compositions. Cette approche reproduit la manière dont un chimiste expérimenté distingue des formulations et des matériaux proches, et repère l'effet majeur d'une variation minime.
En chimie, de faibles écarts de dosage, de procédé ou de conditions expérimentales suffisent à modifier le résultat. Albert s'appuie sur une intelligence propre au domaine et sur Form Bench, un référentiel d'évaluation dédié à la chimie des formulations.
« Le benchmark établira une nouvelle norme pour l'évaluation dans ce domaine spécialisé », affirme l'entreprise.
Un système d'exploitation pour les équipes de R&D
Albert OS rassemble données scientifiques, outils d'IA et systèmes de recherche dans un environnement unique et sécurisé. La plateforme permet aux scientifiques d'interroger leurs données en langage naturel ; Ask Albert coordonne les outils, les agents et les modèles nécessaires aux travaux complexes.
Le système aide les équipes à retrouver la connaissance interne et à éviter de refaire des expériences déjà menées. Il peut proposer des candidats de formulation, accompagner la conception d'expériences et analyser des jeux de données volumineux, afin de réduire les goulots d'étranglement et d'améliorer la prise de décision.
Albert répond aussi aux exigences des grandes entreprises en matière de sécurité et de contrôle d'accès. Sa spécialisation chimique facilite la connexion d'informations issues de systèmes de recherche distincts, ce qui rend les connaissances expérimentales plus faciles à retrouver et à réutiliser.
Parmi ses clients figurent BASF, Henkel, Clorox, Kenvue et Akzo Nobel.
Une croissance tirée par 44 pays
Albert fait état d'une forte progression de sa plateforme sur un an. La création de projets a été multipliée par 26, à mesure que les organisations ont déployé Albert OS dans leurs fonctions de recherche. Le nombre de scientifiques utilisateurs a été multiplié par six, dans 44 pays.
La création de flux de travail a également quadruplé, davantage d'équipes ayant intégré leurs processus de recherche à la plateforme. Ask Albert est passé en six mois d'un assistant de recherche à un partenaire de R&D plus large.
Kenvue indique que son partenariat avec Albert a amélioré les connexions au sein d'une plateforme de données partagée. AkzoNobel décrit pour sa part l'usage d'Ask Albert pour interroger des informations couvrant les matières premières et les entrées de cahiers de laboratoire. Albert compte employer les fonds levés à étendre ses capacités et à soutenir un développement produit plus rapide.


