Africa Blockchain Festival à Nairobi : 50 startups face aux investisseurs
Le Africa Blockchain Festival s'est ouvert le 15 octobre 2026 au Sarit Expo Centre de Nairobi, réunissant 50 fondateurs africains, des investisseurs et des régulateurs. Le programme de fellowship doit permettre à ces entrepreneurs de présenter leur projet et de rencontrer des bailleurs de fonds.

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Un rendez-vous de trois jours au Sarit Expo Centre
Le Africa Blockchain Festival a ouvert ses portes à Nairobi, au Kenya, selon Tech in Africa. L'événement, lancé le 15 octobre 2026 au Sarit Expo Centre, doit se tenir jusqu'au 17 octobre. Il rassemble 50 fondateurs de startups africaines, des investisseurs en capital-risque, des régulateurs et des responsables du secteur technologique.
L'objectif affiché est double : renforcer les liens entre les jeunes pousses du continent et les financeurs potentiels, et nourrir la réflexion sur les cadres réglementaires qui encadrent l'adoption de la blockchain.
Un programme de fellowship axé sur l'investissement
Le point d'orgue du festival est son programme de fellowship, qui a retenu 50 fondateurs africains. Ces entrepreneurs peuvent présenter leur activité, participer à des rendez-vous planifiés avec des investisseurs et nouer des partenariats susceptibles d'accélérer leur croissance.
Les participants figureront également dans un deal book présentant les opportunités aux bailleurs de fonds. Les organisateurs entendent suivre les engagements de financement et les partenariats qui émergeront de ces trois journées.
Parmi les investisseurs présents figure le capital-risqueur américain Tim Draper, fondateur de Draper Associates. Il a souligné la participation croissante de l'Afrique à l'économie mondiale du Bitcoin, à mesure que particuliers et entreprises se tournent vers les cryptomonnaies pour leurs transactions et le commerce international.
Régulation et paiements transfrontaliers au menu
Le volet réglementaire réunit des représentants de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), de la Central Bank of Kenya, de la Capital Markets Authority et de la Securities and Exchange Commission du Nigeria. Les échanges portent sur l'alignement réglementaire, les stablecoins, les paiements transfrontaliers, les actifs numériques et les usages de la blockchain dans les services financiers.
Une table ronde à huis clos doit par ailleurs examiner la mise en œuvre du protocole sur le commerce numérique de l'AfCFTA, notamment la manière dont les pays participants peuvent harmoniser leurs règles sur les transactions numériques.
Deux obstacles de taille pour le secteur
En combinant levée de fonds et discussions réglementaires, le festival s'attaque à deux difficultés majeures de l'industrie blockchain africaine : l'accès limité au capital de croissance et la fragmentation des exigences réglementaires.
« Les startups africaines ont le talent et l'innovation nécessaires pour rivaliser à l'échelle mondiale », a déclaré Olubunmi Fabanwo, convocateur du festival, qui insiste sur l'accès aux réseaux d'investissement et aux politiques favorables au développement technologique.
Les organisateurs espèrent que les relations nouées pendant l'événement se prolongeront au-delà, afin que les entreprises africaines de la blockchain attirent davantage d'investissements et prennent une part plus active dans l'économie numérique mondiale.

