Stellarix et Sen Startup rapprochent le cloud souverain des startups sénégalaises
Stellarix, spécialiste sénégalais de l'hébergement de données, et l'association Sen Startup ont organisé le 15 octobre 2026 à Dakar une rencontre sur le cloud souverain, la marketplace et la continuité d'activité. Objectif : permettre aux jeunes entreprises d'héberger leurs applications, de payer en monnaie locale et de vendre leurs solutions sur la marketplace de Stellarix.

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Une rencontre pour connecter les jeunes pousses à l'infrastructure locale
Le 15 octobre 2026, au Jardin Keur Mame Charlotte, aux Almadies, Stellarix a réuni les startups sénégalaises autour d'un petit-déjeuner de travail intitulé « Cloud • Marketplace • Continuité d'activité », rapporte Le Soleil. L'entreprise, spécialisée dans l'hébergement de données et les solutions cloud, y retrouvait Sen Startup, l'association qui fédère les jeunes entreprises du pays.
La question posée est concrète : comment mettre les infrastructures numériques à la portée des entreprises qui innovent au Sénégal ? Héberger et sécuriser ses données, régler en monnaie locale, trouver de nouveaux clients : telles sont les attentes exprimées par les startups présentes.
Un cloud souverain lancé en janvier, à rendre accessible
Pour Nafy Diagne, CEO de Stellarix, cette rencontre prolonge le lancement de son cloud souverain. « Nous avons lancé un cloud souverain au mois de janvier », a-t-elle rappelé. Il reste à le rendre accessible au plus grand nombre, à commencer par les jeunes pousses — d'où le partenariat avec Sen Startup, qui donne un accès direct à celles qui innovent.
L'enjeu porte sur les moyens de développer, héberger et faire tourner des applications. Nafy Diagne a passé en revue les différents niveaux du cloud, de l'infrastructure aux plateformes jusqu'aux logiciels. La préoccupation des entrepreneurs reste la même : accéder à ces outils sans perdre la maîtrise de leurs données ni de leurs dépenses.
Payer en monnaie locale, une condition d'accès
Du côté de Sen Startup, ce rapprochement répond aux demandes des membres. « Nos startups ont besoin de solutions souveraines », a affirmé son président, Momar Diop, en évoquant l'hébergement et la protection des données et applications locales. Pour les entreprises les plus jeunes, la possibilité de « payer en monnaie locale » compte tout autant, a-t-il ajouté.
Le point n'est pas anecdotique : une infrastructure disponible perd son intérêt si la startup ne peut pas la financer simplement. En insistant sur ce point, Momar Diop ramène la souveraineté numérique à une question très concrète : qui peut réellement s'en servir ?
La marketplace comme canal de vente pour les startups
La collaboration ne se limite pas à la fourniture de services. Stellarix veut aussi réserver une place aux startups sur sa marketplace, une plateforme qui met des solutions à disposition de ses clients. Nafy Diagne souhaite qu'elles puissent y « mettre leurs solutions aussi à disposition ». Les jeunes pousses y gagneraient un canal de vente supplémentaire, en complément des ressources techniques.
Elles deviendraient ainsi à la fois utilisatrices de l'infrastructure et fournisseuses de solutions. Ce lien entre hébergement et commercialisation constitue l'un des axes de la collaboration, qui suppose de faire se rencontrer les services de Stellarix et les produits de l'écosystème, dans une logique de complémentarité.
Une session de co-construction
Momar Diop a insisté sur la méthode : « Cette séance a été une session de co-construction. » Les échanges ont permis d'expliquer à Stellarix ce que les startups attendent, afin que l'offre corresponde à des entreprises de profils et de niveaux de maturité très variés.
Hébergement, sauvegarde des données, continuité d'activité : ces sujets figuraient au programme. La matinée prévoyait une présentation de Stellarix et de sa marketplace, des ateliers, des restitutions, ainsi que des temps de mise en relation et de mini-diagnostic. L'objectif était de rapprocher le débat sur la souveraineté numérique des préoccupations quotidiennes des entreprises : sécurité, coûts, disponibilité des services.
Le véritable test interviendra après le lancement. Il se mesurera à l'usage que les startups feront de ces solutions et aux débouchés qu'elles trouveront sur la marketplace. Nafy Diagne et Momar Diop partagent la même attente : une offre qui accompagne les jeunes entreprises, de l'hébergement de leurs applications jusqu'à leur accès au marché.


