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OpenAI accuse un ancien salarié d'avoir transmis des fichiers à Apple

OpenAI affirme dans un document déposé mercredi à San Jose, en Californie, qu'un ancien salarié reparti chez Apple a envoyé plus de 100 fichiers confidentiels sur un produit non commercialisé. L'entreprise demande un calendrier de procédure pour enquêter et, le cas échéant, déposer des demandes reconventionnelles.

4 min de lectureMis à jour il y a 2 h
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Crédit image : Henry Franklin via Shutterstock
Dans cet article
  1. Un dépôt de plainte qui vise un ancien salarié reparti chez Apple
  2. HomeView cité comme signe de l'offensive d'Apple dans l'IA
  3. Un litige ouvert en juillet, sans demande reconventionnelle à ce stade

Un dépôt de plainte qui vise un ancien salarié reparti chez Apple

OpenAI soutient qu'un ancien collaborateur, retourné chez Apple, a transmis à des comptes personnels plus de 100 documents confidentiels portant sur un produit non encore commercialisé, selon The Next Web. Ces éléments, qui comprennent des images de l'appareil et des données de fabrication, auraient été envoyés peu après minuit à Singapour, le 2 juin, jour de son dernier jour de travail.

Le document déposé mercredi à San Jose, en Californie, précise que l'intéressé, non nommé, avait rejoint OpenAI en provenance d'Apple et y est resté six mois. OpenAI ajoute qu'il a présenté ses projets de produit, il y a plusieurs mois, à des responsables de haut niveau d'Apple, dont son vice-président des opérations pour l'Asie.

HomeView cité comme signe de l'offensive d'Apple dans l'IA

Pour OpenAI, le lancement de HomeView, l'écran connecté à 299 $ qu'Apple a présenté mardi, illustre la poussée de la firme de Cupertino dans les produits d'intelligence artificielle. Dans le document, OpenAI déclare être « très préoccupé par le fait que ses secrets commerciaux et ses informations confidentielles circulent désormais à l'intérieur d'Apple ».

Dans un courrier daté du 12 octobre, les avocats d'Apple ont répondu que les numéros de téléphone cités par OpenAI ne correspondaient pas à celui utilisé par l'employé dans le cadre professionnel. Apple indique également n'avoir trouvé aucun fichier OpenAI sur ses serveurs et reproche à OpenAI d'avoir saisi la justice au lieu de répondre.

Un litige ouvert en juillet, sans demande reconventionnelle à ce stade

Le conflit remonte à juillet : Apple avait alors poursuivi OpenAI, alléguant que d'anciens salariés, dont Chang Liu et Tang Tan, aujourd'hui directeur du matériel chez OpenAI, avaient emporté des secrets liés au matériel. OpenAI conteste cette version.

Le nouveau dépôt ne comporte pas de demande reconventionnelle contre Apple. OpenAI demande au tribunal un calendrier lui permettant d'examiner le dossier et, si nécessaire, de présenter des demandes reconventionnelles ultérieurement.

Une injonction préliminaire jugée probable, un accord sur les preuves

Mercredi également, le juge fédéral Edward Davila a déclaré qu'il était « très probable » qu'il accorde la demande d'injonction préliminaire d'Apple. OpenAI a accepté de ne pas utiliser les secrets commerciaux allégués pendant la poursuite de la procédure. Cet accord, que le juge peut faire appliquer, prévoit des copies médico-légales des appareils de 14 salariés susceptibles de détenir des données d'Apple.

La veille, Edward Davila avait accordé à Apple un accès plus rapide à certaines preuves. La firme peut désormais obtenir les dossiers d'embauche et d'entretien d'OpenAI et interroger sous serment plus tôt Chang Liu, Tang Tan et Alyssa Peng, une autre ancienne salariée d'Apple.

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